Salinger
"- Avez-vous
parfois envie d'arrêter d'écrire* ? Ou de publier,
puisqu'il paraît que Salingerécrit toujours...
- Je suis sûr qu'il écrit toujours, parce que ce n'est pas possible
de s'arrêter. Parfois, je me dis que ça doit être formidable
quand on n'a plus envie d'écrire, quand on est rassasié. Mais ce
ne doit être valable que pour des poètes à l'état
pur, qui connaissent la fulgurance. Mais parfois, quand même, j'aimerais
rester silencieux. Parce que écrire, après les repérages,
c'est comme plonger dans un truc froid. Je suis toujours épaté par
les types qui disent qu'ils peuvent écrire six heures par jour. La seule
chose agréable, ce sont les repérages, les rêves de départ.
Je rêverais d'ailleurs de me contenter de ça. D'arrêter de
communiquer, de recopier des choses qui ne seraient pas publiées. J'ai
d'ailleurs une activité parallèle en dehors des livres que je publie..." Entretien
avec Christophe Ono-dit-Biot , à l'occasion de la parution de Dans
le
café de la jeunesse perdue, 27/09/2007, - © Le Point N°1828-
Sans
domicile fixe
Jérôme Garcin – Votre enfance et votre
adolescence, vous le rappelez p. 89,[Accident nocturne]
ont été sans domicile fixe. D’école en pensionnat, vous êtes passé
par Biarritz, Jouy-en-Josas, Thônes, Bordeaux, Metz, avant de
devenir un Parisien pour toujours...
P. Modiano . – J’ai même vécu quelque temps
dans un endroit qui doit vous plaire, le haras de Saint-Lô, où
je me promenais la nuit au milieu des chevaux. Je ne restais jamais
très longtemps. J’étais sans cesse transbahuté d’un endroit à
un autre et dans des lieux parfois hallucinants où persistait
un fantastique social, dont les repères étaient la gare, la caserne,
le café. Je ne m’appartenais pas. C’était très perturbant. Alors
souvent je fuguais. Il faut dire que certains pensionnats ressemblaient
à de petits séminaires. Jérôme
Garcin, Rencontre avec P Modiano, Le Nouvel Observateur, 2 octobre
2003
Scène
primitive
"Le point de départ est toujours quelque chose de
très précis qui ne relève pas de la fiction.
Un détail. Ou une scène. Quelque chose qui a véritablement
eu lieu. Un morceau de réalité. Après, je
mélange ces bribes de réel à ce qu'elles
auraient pu devenir. Et ça devient une sorte de fiction.
L'horizonest né de cette façon : la scène
primitive est une scène où je voyais quelqu'un attendre
une autre personne à la sortie d'un bureau." "Mon
Paris n'est pas un Paris de nostalgie mais un Paris rêvé"
entretien avec François Busnel (Lire), 04/03/2010
Scénario
<< Il faut dépenser plus d’énergie pour un scénario
que pour un roman parce que c’est comme un mécano... il faut assembler
des pièces. >> Les
Inrockuptibles, Festival de Cannes 1997.
Secret
(son)
"J’ignorerai toujours à quoi elle passait ses
journées, où elle se cachait, en compagnie de qui
elle se trouvait pendant les mois d’hiver de sa première
fugue et au cours des quelques semaines de printemps où
elle s’est échappée à nouveau. C’est
là son secret. Un pauvre et précieux secret que
les bourreaux, les ordonnances, les autorités dites d’occupation,
le Dépôt, les casernes, les camps, l’Histoire,
le temps – tout ce qui vous souille et vous détruit
– n’auront pas pu lui voler. Dora Bruder,
1997, p 144.
La
Seine
N.O.- Vous parlez de la Seine comme d'une ligne de démarcation,
un rideau de fer entre les deux rives, pourquoi?
P. Modiano.- En passant sur la rive droite, j'avais le sentiment
de pénétrer dans un espace de liberté mais
aussi d'aventures inquiétantes. C'est lié au souvenir
très précis d'un commissariat de police, qui était
installé dans la Cour carrée du Louvre, juste avant
la rue de Rivoli. Il symbolisait pour moi une sorte de poste de
douane. On arrivait sur la rive gauche par le très provincial
pont des Arts, ce qui était plutôt charmant. En revanche,
je ne pouvais accéder sur la rive droite, du moins dans
mon imagination d'enfant de 14 ans qui se croyait toujours en
infraction, qu'en franchissant cette douane sombre et menaçante
gardée par des policiers en képi... Une fois qu'on
l'avait passée, c'était le fascinant quartier des
Halles, des journaux, des rues populaires. Entretien
avec Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur",
27 septembre 2007
serti invisible (trapéziste*)
"Il y a toujours
ou presque ce détour et cette sensation, au dernier moment,
d'être comme un trapéziste qui parvient, in extremis,
à rattraper le trapèze qu'on lui a lancé.
Par quel moyen (ou quel miracle) retrouvez-vous le chemin
? Comment rattrapez-vous le trapèze ?
P.M. Par la phrase, justement. Un paragraphe ou une page qui me
semblent catastrophiques le soir peuvent être rétablis
le lendemain matin par une phrase. Ou en supprimant quelque chose.
Mais j'ai, chaque matin, une impression de rattrapage de ce que
j'ai fait la veille. Je n'ai jamais connu cette impression d'écrire
en ligne droite. C'est comme si vous naviguiez en essayant d'éviter
les écueils et que, au dernier moment, vous les contourniez.
Utiliser des blocs de réalité, notamment des noms
propres de gens que j'ai pu croiser, m'aide à effectuer
ce rattrapage. Quelquefois, je cannibalise certains trucs, c'est-à-dire
que je me sers de plusieurs segments qui pourraient chacun être
un roman différent.
Ce qui explique que le lecteur ait souvent l'impression, à
vous lire, que tel ou tel passage pourrait être le point
de départ d'un autre roman...
P.M. Oui, j'en suis tout à fait conscient. Pour essayer
de redresser la barre, je me sers de segments qui auraient pu
être développés dans des romans ultérieurs
mais que j'ai besoin de mettre bout à bout dans celui qui
est en cours d'écriture. Je suis comme quelqu'un qui essaie
de trouver un dopage artificiel. Je cherche ce qui pourrait me
stimuler. En joaillerie, on appelle cela un serti invisible.
C'est-à-dire que l'on ne s'aperçoit pas de la mise
bout à bout de plusieurs segments, on ne voit que la fluidité.
J'essaie de travailler ainsi. Ou plutôt, je ne peux que
travailler ainsi. Ce qui me laisse toujours un sentiment assez
désagréable."
"Mon
Paris n'est pas un Paris de nostalgie mais un Paris rêvé"
entretien avec François Busnel (Lire), 04/03/2010
Seuil-Gallimard*-Modiano,
Jean-Claude, Lamy, Patrick
Modiano sur la piste d'une étoile , Le Figaro
du 10/07/2008.
Sensation
" (...) dans les
romans, il y a une espèce de perte de repères, mais c'est beaucoup
plus diffus. C'est pour ça qu'une adaptation littérale ne peut
pas aller. Pour décrire cette perte de repères, il faut aller
trouver quelque chose d'équivalent au cinéma, c'est-à-dire quelque
chose de plus concret, parce que la sensation qu'on peut transmettre
à un lecteur de roman, c'est une sensation... un peu comme l'acupuncture,
ce sont comme des trucs qui se propagent dans le système nerveux.
Dans le film, il y a la même sensation d'incertitude, mais elle
passe d'une autre manière. En choisissant de placer le scénario
à Lima, il a trouvé un équivalent concret à une sensation. Le
roman, finalement, c'est plutôt la suggestion, c'est par elle
que l'on arrive à transmettre une sensation au lecteur. Si l'adaptation
est trop littérale, l'émotion ne peut plus passer."
Synopsis 10, entretien
avec Judith Louis à propos de l'adaptation de Dimanches d'Août.
Shoah
Perec, en 1963, écrivait, à propos de Robert Antelme : « Dans
tous les cas, monotone ou spectaculaire, l'horreur anesthésiait.
Les témoignages étaient inefficaces ; l'hébétude, la stupeur ou
la colère devenaient les modes normaux de lecture. Mais ce n'était
pas cela qu'il s'agissait d'atteindre. Nul ne désirait, en écrivant,
susciter la pitié, la tendresse ou la révolte. Il s'agissait de
faire comprendre ce que l'on ne pouvait pas comprendre ; il s'agissait
d'exprimer ce qui était inexprimable. »
Cité par Pierre Lepape, le Monde, 4 avril 1997.
Histoire
de la Shoah,
Bibliographie*
jusqu'en 2004.
Signe
de vie
"Vous parlez souvent dans vos romans des fantômes du
passé, qui réapparaissent soudainement des années
plus tard. Cela se produit-il dans la "vraie" vie ?
Non, malheureusement. C'est pourquoi, de manière un peu
enfantine, il m'arrive de donner dans mes romans de vrais noms
à mes personnages, en espérant que les personnes
me donnent signe de vie. Mais cela n'a jamais abouti." Entretien
avec Marianne Payot, Delphine Peras, "Je suis devenu comme
un bruit de fond", l’Express, 04/03/2010
Silence
"Patrick Modiano possède le don de faire percevoir le
(ce) silence, l'émergence ralentie d'un désarroi essentiel."
Hugo Marsan Le Monde 26/11/93
De roman en roman, une cérémonie de silences, jamais de la même
intensité, mais liés par des êtres toujours en retrait d'eux-même.
Absents d'eux-même...
silence (Le bruit* et le), réponse à une question
de Jean-Paul Enthoven
- Où en êtes-vous, personnellement, avec le bruit
et le silence ?
P. M. : C'est toujours le silence qui a le dernier mot
© le point 03/10/03 - N°1620
SIMENON
Simenon
1. "
J'ai beaucoup lu Simenon. Cette précision m'aide à exprimer
des choses, des atmosphères où tout se dilue."
Magazine littéraire
N°302, Entretien avec Patrick Modiano, propos recueillis
par Pierre Maury, Septembre 1992, p. 104.
2. "Les livres de Simenon, on se dit que ça va être
très
facile d'en faire l'adaptation, parce que c'est déjà très cinématographique,
tout est en place. Mais, au fur et à mesure, on a l'impression
que c'est comme du sable, ça vous file entre les doigts. Ca
prouve qu'il y a un truc très bizarre. C'est comme un chandail
dont la laine se défait..." Synopsis
10, entretien avec Judith Louis à propos de l'adaptation
de Dimanches
d'Août.
3. "Qu'est-ce
qui vous rapproche de Simenon ?
Ce qui me rapproche de lui, c'est qu'il avait besoin lui
aussi de savoir exactement dans quelle topographie et dans
quels décors
ses personnages évolueraient.
Il suggérait une atmosphère ou décrivait
des comportements très troubles dans un style épuré et
grâce à des phrases courtes, ce que j'ai toujours
essayé de faire. Et je lui ai toujours envié la
rapidité avec laquelle il pouvait écrire un roman
et sa faculté, dès la première page, d'avoir
tout le livre en tête avec toujours le même nombre
de chapitres - alors que j'avance très lentement sans
savoir très bien ce qui va suivre, à l'aveuglette." Entretien
à l'occasion de la sortie de : Dans
le café de la jeunesse perdue, roman Gallimard, 2007,
Le Monde, 4 octobre 2007.
soi (la Figuration* de) par Laurent Jenny (2003).
Cours en ligne, Université de Genève
Second
souffle
"Il faut un second souffle." Avec Un pedigree, formidable
roman familial, sans doute votre chef-d'oeuvre, l'avez-vous trouvé
?
P.M. En disant cela, je pensais surtout aux écrivains qui
avaient commencé à publier très ou trop jeunes.
Vers 22, 23 ans. C'est assez effrayant mais il faut bien dire
qu'au-delà de quarante ans de distance les choses se brouillent.
Tout semble vraiment très rapide. Je croyais que les choses
pouvaient durer plus longtemps. On ne se rend pas compte à
quel point les années vont vite. Il y a certains écrivains
qui ont eu, à première vue, un second souffle, mais
on s'aperçoit, lorsque l'on prend de la distance, que ce
n'en était pas vraiment un, qu'ils ont toujours écrit
la même chose. Il est très difficile de savoir si
on est capable d'avoir ce second souffle. Très difficile."
Entretien avec François Busnel, Lire, 04-03-10.
Souvenir
d'enfance
A propos de La Petite Bijou. Ce livre est une manière de parler
de son enfance, de l'enfance en général... << C'est un truc
bizarre... C'était une drôle de période, au début des années cinquante.
J'avais 7 ans, j'habitais une maison aux environs de Paris, à
Jouy-en-Josas. A deux ou trois reprises, une fille un peu plus
âgée que moi est venue, elle avait 12 ou 13 ans. Il y avait comme
une aura autour d'elle... Ça venait du fait qu'elle avait joué
comme figurante dans un film. Elle avait ce côté des enfants qui
ont grandi trop vite et ont des vêtements trop petits, elle était
un peu comme la petite Fadette. Elle avait l'air d'être livrée
à elle-même, de ne pas avoir de famille. C'était un mélange bizarre
de contexte campagnard et de cinéma. Son rôle exact dans le film
restait un mystère. Je n'arrivais pas à savoir ce qu'elle avait
fait exactement. Comme si elle avait vécu quelque chose de très...
de très...>> Libération
du 24/06/01
Superpositions,
accumulations, attentes...
"
Il
ne faut pas oublier ici la remarque de Jauss qui rappelle qu'une
oeuvre littéraire n'est jamais absolument neuve. L'attente romanesque
de chaque lecteur se base sur l'ensemble des livres lus par ce
dernier, tout nouveau texte va être perçu à travers une grille
d'images et d'idées créées par les textes antérieurs. Chaque nouveau
texte se superpose sur le bagage littéraire du lecteur en le modifiant
et en le rectifiant au cours de la lecture, certains traits génériques
se retrouvent tout simplement reproduits. L'accumulation des lectures
crée chez le lecteur un horizon d'attente qui est spécifique pour
chaque genre. Cet horizon d'attente aide le lecteur à mieux apprécier
et interpréter chaque oeuvre nouvelle. Comme le propre de chaque
roman est de découvrir 'une portion jusqu'alors inconnue de l'existence' (Kundera) ,
c'est donc lorsque l'attente du lecteur est modifiée, modulée
ou rompue que le genre romanesque s'enrichit de nouvelles caractéristiques,
sinon il s'agit 'des romans après l'histoire du roman. (Kundera)"
Hélène Andreeva-Tintignac
"L'Ecriture romanesque de Patrick Modiano ou la frustration
de l'attente romanesque" Etude stylistique,
Thèse présentée en Janvier 2003
superstitieux,
réponse à des questions de Jean-Paul
Enthoven
-Etes-vous
heureux ?
PM
: C'est une question qu'il ne faut pas aborder de front quand
on est superstitieux.
© le point 03/10/03 - N°1620
Stavisky
<< Je me suis intéressé à Stavisky
parce qu’il me semble avoir été un illusionniste,
un inquiet qui pensait arriver à être honorable,
un jour. Les escrocs, les imposteurs font partie des illusionnistes,
et ceux-ci me fascinent.>> Entretien de Modiano
dans Nice-Matin, le 16 Novembre 1969.
<<Fasciné par ces factotum du père, ces destins
qui se ressemblent, Stavisky en est l’image archétypal
: escroc notoire, juif de surcroît, il alimenta la presse
antisémite de l’entre-deux-guerres. D’une famille
israélite originaire de Russie, Serge Alexandre Stavisky
arrive en France avec son père en 1898. Il est naturalisé français
en 1910. Au moment où éclate l’affaire Stavisky
en 1934, environ quatre-vingt dossiers constitués contre
lui pour des affaires d’escroquerie dorment dans les bureaux
de la Sûreté et des ministères intéressés.
Entre temps, Stavisky s’est considérablement enrichi,
jusqu’à fonder en 1931 avec l’appui du député-maire
de Bayonne un crédit municipal qui émet une masse
considérable de bons à intérêt, placés
auprès des compagnies d’assurances, des banques et
des petits épargnants : placement idéal pour blanchir
de l’argent. Parallèlement, il est sous le nom de
Serge Alexandre depuis longtemps la vedette du Tout-Paris. Marié à un
mannequin parisien, il multiplie les fêtes et des réceptions
dignes de figurer dans un roman de Scott Fitzgerald. Lorsque l’affaire éclate
début 1934, il fuit vers la frontière Suisse, à Chamonix,
où la police le retrouve mort. Tout comme l’ascension,
la chute est brutale, mais l’affaire ne fait pour la France
que commencer : d’un côté c’est l’occasion
pour le journal de Maurras, L’Action Française, de
s’en prendre aux « métèques » auxquels
selon lui la France ouvre trop largement ses frontières,
et de l’autre c’est l’offensive de la droite
contre le « régime parlementaire pourri », qui
précipitera la chute du ministère Chautemps tout
entier. Cependant, la gauche répond à la droite dans
des manifestations sanglantes : la lutte s’ouvre entre le
Gouvernement Daladier et la droite exaspérée, qui
soutient le Préfet de police Jean Chiappe. Le 6 Février,
les manifestations tournent à l’émeute, entre
les extrémistes des deux bords et la police, dont la répression
est sévère. Cette journée symbolise également
le prélude du Front Populaire, qui donnera de Stavisky une
image indulgente.>> Carine
Duvillé Errance et Mémoire : Paris et sa topographie
chez Patrick Modiano Mémoire de maitrise, juillet 2000.
Paris IV, Sorbone.
Jean-Louis
Steinberg, "La
destruction d'une famille, 1940-1945"
Stioppa
<< Le dimanche, promenade avec mon père et l'un de ses comparses
du moment. Stioppa. Mon père le voit souvent. Il porte monocle et ses
cheveux sont si gominés qu'ils laissent une trace quand il appuie la tête
sur le dossier du canapé. Il n'exerce aucun métier. Il habite dans
une pension de famille avenue Victor-Hugo. Parfois, nous allions, Stioppa, mon
père et moi, nous promener au bois de Boulogne.>>. Ephéméride,
2002, Mercure
de
France, ed.
Le
Style
<< La lecture d’un roman de Modiano laisse le lecteur
dans la perspective d’une apparente simplicité :
en effet, la légèreté du ton, la succession
de phrases simples, l’abondance de phrases nominales,
la concision et la superficialité des dialogues, l’absence
de développements analytiques, tout cela donne le sentiment
d’une certaine naïveté narrative. Le récit, épuré de
toute lourdeur, concis, elliptique, prend son sens le plus
profond dans les rapports qu’il entretient avec l’espace
romanesque. En effet, de métonymies en métaphores,
Modiano a développé un style unique où Paris
joue un rôle de premier ordre : d’un côté,
le temps reproduit la structure de l’espace, « les
héros du récit poétique se promènent à travers
les fossiles du temps[Jean-Yves Tadié,
Le récit
poétique] », et de l’autre, plus
que le cadre ou l’enjeu d’une lutte, Paris est
l’objet d’une rêverie, d’une découverte
ou d’une interrogation.>> Carine
Duvillé Errance et Mémoire : Paris et sa topographie
chez Patrick Modiano Mémoirede maitrise, juillet 2000. Paris
IV, Sorbone.
|