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© LittératureS & CompagnieS
1999-2017

 

Auteurs      L

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

 

Jean de la BRUYERE   Dossier de l'Encyclopédie de l'Agora.  (09-07-03)

 

Choderlos de LACLOS, Les Liaisons dangereuses, texte en ligne. (05-03-06)

 

Joris LACOSTE
Cet écrivain né en 1973 se consacre essentiellement à l’écriture théâtrale. Un travail de conquête qui s’impose dans l’évidence.
(29-12-07)

 

Jean de la Fontaine, L'Homme et la couleuvre.

Jules LAFORGUE    Dossier de l'Encyclopédie de l'Agora. (09-07-03)

LAUTREAMONT

LAUTRÉAMONT (1)  
El Bozo, La moustache de Lautréamont. Les hispanismes dans l'oeuvre de  Lautréamont. Un site très complet de l'université de Montréal animé par Guy Laflèche.

LAUTRÉAMONT / DUCASSE (2)     
Site du Centre de recherches Hubert de Phalèse (Université de la Sorbonne nouvelle-Paris III). Index des œuvres d'Isidore Ducasse, plus connu sous le nom de Comte de Lautréamont, biographie, et la possibilité de lire «Les Chants de Maldoror».
 

Lautréamont, Extrait du Chant 3

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David Herbert LAWRENCE      
Notes sur l'auteur par William Karel,  Repères chronologiques par Emily Delavenay. Textes de Jacqueline Gouirand, Ramon Fernandez, Joyce Carol Oates, Tennessee Williams,  Un compte rendu et des jugements critiques  de plusieurs écrivains. Pour finir, une bibliographie très complète. 
Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org 

Maurice LEBLANC  
Textes de Christian Génicot, Francine Marill Albérès et  une bibliographie.  Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org  

Maurice Leblanc UNE AVENTURE D’ARSÈNE LUPIN (1911), texte en ligne

Gaston LEROUX, Le parfum de la Dame en noir, texte en ligne.
(30-12-07)

Primo LEVI   Si c'est un homme (extrait)

Jean-Marie Gustave Le Clezio

J.-M.G. LE CLÉZIO (Association des Lecteurs de)
Cette association a pour objet d’être un lieu d’échanges entre lecteurs de l’œuvre de J.-M.G. LE CLÉZIO, qu’ils soient simples lecteurs, libraires, éditeurs, écrivains ou chercheurs. Son activité consiste dans l’organisation et/ou le soutien de manifestations destinées à faire mieux connaître cette œuvre littéraire. (24-08-07)

Colloque Le Clezio (26 et 27 octobre 2007)     
(27-09-09)

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Gaston LEROUX, Le mystère de la chambre jaune, texte en ligne. (02-01-07)

Jean LORRAIN (29-07-12
"Jean Lorrain ? Né Paul Duval à Fécamp en 1855 et mort à Paris en 1906, romancier, nouvelliste, chroniqueur, poète, conteur, journaliste, auteur de pièces de théâtre et de pantomimes, parolier, épistolier, reporter, critique d'art.
Jean Lorrain ? Esthète, dandy, éthéromane, homosexuel.
Jean Lorrain ? Homme scandaleux, écrivain décadent, journaliste corrosif.
Jean Lorrain ? Voyageur, découvreur de talents, faiseur de renommées et démolisseur de réputations.
Jean Lorrain ? Surnommé "le Fanfaron du vice" (Rachilde), "l'Aigu" (S. Mallarmé), "Grenouillot" (L. Daudet), "l'Enfilanthrope" (lui-même).
Jean Lorrain ? Admiré, détesté, redouté, omniprésent dans le Paris fin de siècle, aujourd'hui méconnu, presque oublié : son oeuvre trop peu lue et sa mémoire délaissée même dans sa ville natale.
Jean Lorrain ? Ses perversions ont dérangé, ses esclandres ont choqué, sa lucidité a vexé. Victime de sa propre légende autant que de la rancune de ceux qu'il a malmenés et scandalisés, il est clair que Jean Lorrain n'était "pas fait pour les canonisations" (T. d'Anthonay).
Il y a, à Fécamp, une école en briques rouges et pierres blanches qui fut la maison familiale des Duval, un monument Jean Lorrain qui s'effrite dans la cour de cette même école, et une plaque tombale abandonnée dans un coin du cimetière. C'est tout, et c'est trop peu.
Il est temps, je crois, de connaître et de reconnaître ce personnage hors du commun, farouchement indépendant, d'un charisme tapageur et d'une sensibilité à vif, qui nous a légué une oeuvre d'une actualité toujours aussi prégnante. Et, puisque je parle de tirer un homme de l'oubli, je voudrais mentionner ce qui eut lieu lorsque, dans les années 1980, on procéda à l'exhumation du corps de Jean Lorrain afin de le tranférer dans le nouveau cimetière de Fécamp : "tous ceux qui assistèrent à l'ouverture de la bière se souviennent que, dans la bouffée d'éther libérée par le cercueil de plomb, apparut, livide, le masque de gaulois barré de son épaisse moustache et sur le front grisonnant ce toupet auburn, ses yeux encapotés de leurs paupières scellées - intact !" (J.F. Campario).
Ultime provocation face à une société qui s'était promptement empressée d'effacer son souvenir ? "

Pierre Loti, extrait de Fantôme d'Orient, 1891

Howard Phillips  LOVECRAFT   Le cas  Lovecraft. 
Textes de
Anne-Louise Trividic,  Patrick Mario Bernard,  Pierre Trividic, auteurs de l'émission de FR3 et de nombreux textes de Jacques Goimard, Maurice Lévy, Michel Houellebecq. Une bibliographie très complète achève le dossier. Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org 

Lu XUN    
Textes de Henry Lange, Litche-Houa, Michelle Loi, Jean Guiloineau,  Feng Xuefeng.  Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org 

 

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Liens brisés

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R17-03-13

La Lecture

"Et, sans doute, c'est cela la lecture : réécrire le texte de l'oeuvre à même le texte de notre vie." Roland Barthes, "La chronique", Nouvelle Observateur, 1979

 

ÉCRIRE
Écrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte,  à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question demeure. Roland Barthes, Sur Racine, Seuil ed, 1963, p11

 

Il y a une division des langages, qu'aucune science simple de la communication ne peut prendre en charge; la société, avec ses structures socio-économiques et névrotiques intervient, qui construit le langage comme un espace de guerre.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p127

 

SEUL

(...) l'écrivain est seul, abandonné des anciennes classes et des nouvelles. Sa chute est d'autant plus grave qu'il vit aujourd'hui dans une société où la solitude elle-même, en soi, est considérée comme une faute. Nous acceptons ( c'est là notre coup de maître) les particularismes, mais non les singularités ; les types, mais non les individus. Nous créons (ruse géniale) des chœurs de particuliers, dotés d'une voix revendicatrice, criarde et inoffensive. Mais l'isolé absolu ? Celui qui n'est ni breton, ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ? La littérature est sa voix, qui, par un renversement "paradisiaque", reprend superbement toutes les voix du monde, et les mêle dans une sorte de chant qui ne peut être entendu que si l'on se porte, pour l'écouter (comme dans ces dispositifs acoustiques d'une grande perversité), très haut au loin, en avant, par-delà les écoles, avant-gardes, les journaux et les conversations.
Roland Barthes, Sollers écrivain, p 8, Seuil ed, 1979

 

L'AUTRE LANGUE
L'autre langue  est celle que l'on parle d'un lieu politiquement et idéologiquement inhabitable : lieu de l'interstice, du bord, de l'écharpe, du boitement : lieu cavalier  puisqu'il traverse, chevauche, panoramise et offense.

Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p200, in"L'Etrangère",1970

LA  BATHMOLOGIE
La bathmologie ce serait le champ des discours soumis à un jeu de degrés. Certains langages sont comme le champagne : ils développent une signification postérieure à leur première écoute, et c'est dans ce recul du sens que naît la littérature.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p 285, "Lecture de Brillat-savarin"

 

LE PLURIEL DU TEXTE
Le Texte est pluriel. Cela ne veut pas dire seulement qu'il a plusieurs sens, mais qu'il accomplit le pluriel même du sens : un pluriel irréductible (et non pas seulement acceptable). Le Texte n'est pas coexistence de sens, mais passage, traversée ; il ne peut donc relever d'une interprétation, même libérale, mais d'une explosion, d'une dissémination. Le pluriel du Texte tient, en effet, non à l'ambiguïté de ses contenus, mais  à ce que l'on pourrait appeler la  pluralité stéréographique  des signifiants qui le tissent (étymologiquement le texte est un tissu) : le lecteur du Texte pourrait être comparé à un sujet désœuvré (qui aurait détendu en lui tout imaginaire) : ce sujet passablement vide se promène (c'est ce qui est arrivé à l'auteur de ces lignes, et c'est là qu'il a pris une idée vive du Texte) au flanc d'une vallée au bas de laquelle coule un oued (l'oued est mis là pour attester un certain dépaysement) ; ce qu'il perçoit  est multiple, irréductible, provenant de substances et de plans hétérogènes, décrochés : lumières, couleurs, végétations, chaleur, air ; explosions ténues de bruits, minces cris d'oiseaux, voix d'enfants, de l'autre côté de la vallée, passages, gestes, vêtements d'habitants tout prés ou très loin ; tous ces incidents sont à demi identifiables : ils proviennent de codes  connus, mais leur combinatoire est unique, fonde la promenade en différence qui ne pourra se répéter que comme différence. C'est ce qui se passe pour le Texte : il ne peut être lui que dans sa différence (ce qui ne veut pas dire son, individualité); sa lecture semelfactive (ce qui rend illusoire toute science inductive-déductive des textes : pas de "grammaire" du texte), et cependant entièrement tissés de citations, de références, d'échos: langages culturels (quel langage ne le serait pas ?), antécédents ou contemporains, qui le traversent de part en part  dans une vaste stéréophonie.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p73, in "De l'œuvre au texte", 1971

 

TEXTE DE PLAISIR
Texte de plaisir : celui qui contente, emplit, donne de l'euphorie ; celui qui vient de la culture, ne rompt pas avec elle, est lié à une pratique confortable de la lecture.
Roland Barthes, Plaisir du Texte, 1973, p25, éd de 1982

 

TEXTE DE JOUISSANCE
Texte de jouissance : celui qui met en état de perte, celui qui déconforte (peut-être jusqu'à un certain ennui), fait vaciller les assises historiques, culturelles, psychologiques, du lecteur, la consistance de ses goûts, de ses valeurs, et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage. Or c'est un sujet anachronique, celui qui tient les deux textes dans son champ et dans sa main les rênes du plaisir et de la jouissance, car il participe en même temps et contradictoirement à l'hédonisme profond de toute culture (qui entre en lui paisiblement sous le couvert d'un art de vivre dont font partie les livres anciens) et à la destruction de cette culture : il jouit de la consistance de son  moi  (c'est son plaisir) et recherche sa perte (c'est sa jouissance) . C'est un sujet deux fois clivé, deux fois pervers.

Roland Barthes, Plaisir du Texte, (1973), p25-26, éd de 1982

 

THEATRALITE
“ Qu'est-ce que la théâtralité ? c'est le théâtre moins le texte, c'est une épaisseur de signes, de sensations qui s'édifie sur la scène à partir de l'argument écrit, c'est cette sorte de perception œcuménique des artifices sensuels, gestes, tons, distances, substances, lumières, qui submergent le texte sous la plénitude de son langage extérieur.”

Roland Barthes, "Le théâtre de Baudelaire", 1954, in Essais Critiques, p 41

 

"LE LIVRE DES RUSES" Comme j'aimerai trouver un livre (faute de le faire moi-même) où me seraient rappelés (sous forme d'une grande traversée historique)  les rapports de l'écrivain, le pouvoir et de l'argent ! Peut- être l'écrivain est-il toujours dépendant (d'un autorité, d'une économie, d'une morale, d'un sur-moi collectif, etc...). Peut-être  n'écrit-il , quel que soit le libéralisme de sa société, qu'en trichant avec la force ? Peut-être est-elle politique perverse ? Le  "Livre  des ruses", tel s'appellerait le nouveau manuel de littérature, si ce titre n'était déjà pris.
Roland Barthes, Chroniques du Nouvel Observateur du 5/II/79

 

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