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Jean
de la BRUYERE Dossier de l'Encyclopédie
de l'Agora. (09-07-03)
Choderlos
de LACLOS, Les Liaisons dangereuses, texte en ligne. (05-03-06)
Joris
LACOSTE
Cet écrivain né en 1973 se consacre essentiellement à l’écriture
théâtrale. Un travail de conquête qui s’impose
dans l’évidence. (29-12-07)
Jean
de la FONTAINE
Dossier
de Patrick Dandrey Ministère
des Affaires Étrangères.Suivre à la trace la vie et l'œuvre
de La Fontaine entre 1621 et 1695 constitue sans doute la meilleure
voie pour éclairer le choix entre ces hypothèses : papillon éperdu
de diversité ou abeille affairée à métamorphoser
le suc de toutes les fleurs " fleurs du bien dire " en miel
poétique - le mystère de l'inquiétude et de la
fluctuation perpétuelles de La Fontaine oscille entre ces allégories
choisies par lui-même avec la subtilité allusive qui lui
est ordinaire
(19-08-03)
Jean
de la Fontaine, L'Homme et la couleuvre.
Jules
LAFORGUE Dossier de l'Encyclopédie
de l'Agora. (09-07-03)
LAUTREAMONT
LAUTRÉAMONT
(1) //
El Bozo, La moustache de Lautréamont. Les hispanismes dans l'oeuvre de Lautréamont.
Un site très complet de l'université de Montréal animé par Guy Laflèche.
LAUTRÉAMONT
/ DUCASSE (2)
Site du Centre de recherches Hubert de Phalèse (Université de
la Sorbonne nouvelle-Paris III). Index des œuvres d'Isidore Ducasse,
plus connu sous le nom de Comte de Lautréamont, biographie, et
la possibilité de lire «Les Chants de Maldoror».
Les
Champs
littéraires de
Maldoror
Un site animé par Jean-Pascal VERMESCH. Il développe un commentaire
attentif des Chants de Maldoror qui permet
de "rayonner" à partir du texte de Lautréamont vers des sources
multiples, notamment quand on sait que cet auteur a porté loin l'art du plagiat.
Le projet est ambitieux, il complète et étaye les travaux déjà réalisés.
Un véritable travail en cours sur une oeuvre "De la modernité".
A examiner avec attention. (13-08-03)
Lautréamont,
Extrait du Chant 3
David
Herbert LAWRENCE
Notes sur l'auteur par William Karel, Repères
chronologiques par Emily Delavenay. Textes de Jacqueline Gouirand, Ramon Fernandez,
Joyce Carol Oates, Tennessee Williams, Un compte rendu et des jugements critiques de plusieurs écrivains. Pour finir, une bibliographie très
complète. Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org
Maurice
LEBLANC
Textes de Christian Génicot,
Francine Marill Albérès et une
bibliographie. Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org
Maurice
Leblanc UNE AVENTURE D’ARSÈNE LUPIN (1911), texte
en ligne
Violette
LEDUC
Une rubrique répertorie les livres par éditions, et détaille également
les traductions étrangères.
Les contributions de Violette Leduc à la revue Temps Modernes, ainsi que
les
pièces et les films tirés de ses œuvres sont répertoriées..
Un
chronologie
une bibliographie critique, des textes sur ses "amitiés
littéraires" (dont Sarraute, Simone de Beauvoir, Sartre, Jean Genet,
Jacques Guerin, Maurice Sachs, Jean Cocteau, Jovette Marchessault…) et
enfin, une rubrique réellement utile consacrée à l’actualité de
Violette Leduc, les publications dans lesquelles elle est mentionnée.
Violette Leduc : Chronologie (22-04-05)
Michel
LEIRIS
Actualité, articles
critiques, Bibliographie, Chronologie,
(Il s'agit de la version longue de la chronologie publiée
dans l'édition de La Règle du jeu dans "Bibliothèque
de la Pléiade" ( Gallimard, 2003) Entretiens,
Liens, Traductions. Un site très riche et en constante actualisation.
(18-04-04)
Maurice
Le DANTEC
Textes publiés sur le Web et rassemblés par le site surbversiv.com (05-07-03)
Gaston
LEROUX, Le parfum de la Dame en noir, texte en ligne.
(30-12-07)
Primo
LEVI Si
c'est un homme (extrait)
Jean-Marie
Gustave. Le Clezio
Jean-Marie
Gustave LE CLEZIO Site
de Frédrick Westerlund. Une
Bio-Bibliographie ouvre le site et des
thèmes comme l'écrivain et sa langue, la technique narrative
ou encore les personnages sont évoqués.
J.-M.G.
LE CLÉZIO (Association
des Lecteurs de)
Cette association a pour objet d’être un lieu d’échanges
entre lecteurs
de l’œuvre de J.-M.G. LE CLÉZIO, qu’ils soient simples
lecteurs, libraires, éditeurs, écrivains ou chercheurs. Son activité consiste
dans l’organisation et/ou le soutien de manifestations destinées à faire
mieux connaître cette œuvre littéraire. (24-08-07)
Colloque
Le Clezio (26 et 27 octobre 2007) NOUVEAU
(27-09-09)
~~~~~~~~
Gaston
LEROUX, Le mystère de la chambre jaune, texte
en ligne. (02-01-07)
Jack
LONDON /
anglais /
Site très complet à l’initiative de l’Université de Berkeley
(Californie) qui propose
un ensemble d’informations sur l’auteur de Martin Eden. Une biographie
détaillée et une bibliographie s’accompagnent d’un grand nombre de textes
en ligne (romans, nouvelles, essais…), dont le très beau John Barleycorn,
confessions alcooliques de London qui contribuèrent à la mise en place
de la prohibition aux Etats-Unis en 1919. Un moteur de recherche interne
permet un accès rapide aux documents, parmi lesquels des photos de l’auteur
et de ses proches, des analyses et des études critiques.
Pierre
Loti, extrait de Fantôme d'Orient, 1891
Howard
Phillips LOVECRAFT Le cas Lovecraft.
Textes de Anne-Louise
Trividic, Patrick Mario Bernard, Pierre
Trividic, auteurs de l'émission de FR3 et de nombreux textes de Jacques Goimard,
Maurice Lévy, Michel
Houellebecq. Une bibliographie très complète achève le dossier. Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org
Lu
XUN
Textes de Henry Lange, Litche-Houa, Michelle
Loi, Jean Guiloineau, Feng
Xuefeng. Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org
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Liens
brisés
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ÉCRIRE
Écrire,
c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle
l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse,
c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son
langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent
infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne
cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse
: affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent,
la question demeure. Roland Barthes, Sur Racine, Seuil ed,
1963, p11
Il
y a une division des langages, qu'aucune science simple de
la communication ne peut prendre en charge; la société, avec
ses structures socio-économiques et névrotiques intervient,
qui construit le langage comme un espace de guerre.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p127
SEUL
(...)
l'écrivain est seul, abandonné des anciennes classes et des
nouvelles. Sa chute est d'autant plus grave qu'il vit aujourd'hui
dans une société où la solitude elle-même, en soi, est considérée
comme une faute. Nous acceptons ( c'est là notre coup de maître)
les particularismes, mais non les singularités ; les types,
mais non les individus. Nous créons (ruse géniale) des churs
de particuliers, dotés d'une voix revendicatrice, criarde et
inoffensive. Mais l'isolé absolu ? Celui qui n'est ni breton,
ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ?
La littérature est sa voix, qui, par un renversement "paradisiaque",
reprend superbement toutes les voix du monde, et les mêle dans
une sorte de chant qui ne peut être entendu que si l'on se
porte, pour l'écouter (comme dans ces dispositifs acoustiques
d'une grande perversité), très haut au loin, en avant, par-delà les écoles,
avant-gardes, les journaux et les conversations.
Roland Barthes, Sollers écrivain, p 8, Seuil ed, 1979
L'AUTRE
LANGUE
L'autre langue est
celle que l'on parle d'un lieu politiquement et idéologiquement inhabitable
: lieu de l'interstice, du bord, de l'écharpe, du boitement : lieu
cavalier puisqu'il traverse, chevauche, panoramise et offense.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p200, in"L'Etrangère",1970
LA BATHMOLOGIE
La bathmologie ce serait
le champ des discours soumis à un jeu de degrés. Certains langages
sont comme le champagne : ils développent une signification postérieure à leur
première écoute, et c'est dans ce recul du sens que naît la littérature.
Roland Barthes,
Bruissement de la Langue, p 285, "Lecture de Brillat-savarin"
LE
PLURIEL DU TEXTE
Le Texte est
pluriel. Cela ne veut pas dire seulement qu'il a plusieurs sens,
mais qu'il accomplit le pluriel même du sens : un pluriel irréductible
(et non pas seulement acceptable). Le Texte n'est pas coexistence
de sens, mais passage, traversée ; il ne peut donc relever d'une
interprétation, même libérale, mais d'une explosion, d'une dissémination.
Le pluriel du Texte tient, en effet, non à l'ambiguïté de ses contenus,
mais à ce que l'on pourrait appeler la pluralité stéréographique des
signifiants qui le tissent (étymologiquement le texte est un tissu)
: le lecteur du Texte pourrait être comparé à un sujet désœuvré (qui
aurait détendu en lui tout imaginaire) : ce sujet passablement vide
se promène (c'est ce qui est arrivé à l'auteur de ces lignes, et
c'est là qu'il a pris une idée vive du Texte) au flanc d'une vallée
au bas de laquelle coule un oued (l'oued est mis là pour attester
un certain dépaysement) ; ce qu'il perçoit est multiple, irréductible,
provenant de substances et de plans hétérogènes, décrochés : lumières,
couleurs, végétations, chaleur, air ; explosions ténues de bruits,
minces cris d'oiseaux, voix d'enfants, de l'autre côté de la vallée,
passages, gestes, vêtements d'habitants tout prés ou très loin ;
tous ces incidents sont à demi identifiables : ils proviennent de
codes connus, mais leur combinatoire est unique, fonde la promenade
en différence qui ne pourra se répéter que comme différence.
C'est ce qui se passe pour le Texte : il ne peut être lui que dans
sa différence (ce qui ne veut pas dire son, individualité); sa lecture
semelfactive (ce qui rend illusoire toute science inductive-déductive
des textes : pas de "grammaire" du texte), et cependant
entièrement tissés de citations, de références, d'échos: langages
culturels (quel langage ne le serait pas ?), antécédents ou contemporains,
qui le traversent de part en part dans une vaste stéréophonie.
Roland Barthes,
Bruissement de la Langue, p73, in "De l'œuvre au texte",
1971
TEXTE
DE PLAISIR
Texte de plaisir :
celui qui contente, emplit, donne de l'euphorie ; celui qui vient
de la culture, ne rompt pas avec elle, est lié à une pratique confortable
de la lecture.
Roland Barthes,
Plaisir du Texte, 1973, p25, éd de 1982
TEXTE
DE JOUISSANCE
Texte de jouissance : celui qui met en état de perte, celui qui déconforte
(peut-être jusqu'à un certain ennui), fait vaciller les assises historiques,
culturelles, psychologiques, du lecteur, la consistance de ses goûts, de ses
valeurs, et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage. Or
c'est un sujet anachronique, celui qui tient les deux textes dans son champ
et dans sa main les rênes du plaisir et de la jouissance, car il participe
en même temps et contradictoirement à l'hédonisme profond de toute culture
(qui entre en lui paisiblement sous le couvert d'un art de vivre dont font
partie les livres anciens) et à la destruction de cette culture : il jouit
de la consistance de son moi (c'est son plaisir) et recherche sa
perte (c'est sa jouissance) . C'est un sujet deux fois clivé, deux fois pervers.
Roland Barthes, Plaisir du Texte, (1973), p25-26, éd de 1982
THEATRALITE
Qu'est-ce
que la théâtralité ? c'est le théâtre moins le texte, c'est une épaisseur
de signes, de sensations qui s'édifie sur la scène à partir de l'argument écrit,
c'est cette sorte de perception cuménique des artifices sensuels,
gestes, tons, distances, substances, lumières, qui submergent le
texte sous la plénitude de son langage extérieur.
Roland Barthes, "Le théâtre de Baudelaire", 1954, in
Essais Critiques, p 41
"LE
LIVRE DES RUSES" Comme
j'aimerai trouver un livre (faute de le faire moi-même) où me
seraient rappelés (sous forme d'une grande traversée historique) les
rapports de l'écrivain, le pouvoir et de l'argent ! Peut- être
l'écrivain est-il toujours dépendant (d'un autorité, d'une économie,
d'une morale, d'un sur-moi collectif, etc...). Peut-être n'écrit-il
, quel que soit le libéralisme de sa société, qu'en trichant
avec la force ? Peut-être est-elle politique perverse ? Le "Livre des
ruses", tel s'appellerait le nouveau manuel de littérature,
si ce titre n'était déjà pris.
Roland Barthes, Chroniques du Nouvel Observateur du 5/II/79
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