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Henri
Frédéric AMIEL
Le diariste absolu ?
Le site est régulièrement
enrichi par de nombreux collaborateurs bénévoles, dont
plusieurs établissements publics. Il
se compose essentiellement de quatre parties : un "Amiel en bref" pour
les internautes pressés ; une "Vie d'Amiel" richement
documentée et illustrée ; une "Oeuvre d'Amiel" qui
devient de plus en plus complète. Enfin, un "Chronoscope" qui
permet de se déplacer dans le temps de 1821 à 1881. Les
nouveautés sont annoncées dans la rubrique "Quoi
de neuf?" qui comporte :"Les
dernières mises à jour" et "Le carnet des événements
amiéliens". (15-02-05)
Christine
ANGOT
Site personnel qui propose des informations, des éléments
bio-bibliographiques, des liens sur l'écrivain français
contemporain Christine Angot. (22-01-04)
Guillaume APOLLINAIRE
Biographie, présentation de
l'œuvre, liens et informations
générales. Apollinaire : Biographie
Louis
ARAGON (1)
Multiples facettes d'un écrivain polygraphe qui n'a jamais ménagé ses lecteurs
par ses inventions et ses "détours" imprévisibles : jeu, révolte,
scandale, rupture, militantisme, engagement. Mais aussi poète officiel, équilibriste
dans un jeu infini. Texte
de Philippe Olivera. Dossier de l'Espace culturel du Ministère
des Affaires Étrangères
Louis
ARAGON, Elsa TRIOLET (2)
Site animé par un groupe de chercheurs et d'universitaires. Recherches croisées,
thèses, articles en ligne, conférences, colloques, séminaires, actualités.
Louis
ARAGON (3)
Un site universitaire allemand-français qui représente à ce jour le travail
le plus complet sur cet écrivain. Aragon : biographie
Louis
ARAGON (4)
Repères
chronologiques, JE lyrique, JE autobiographique, Amours et détournements… Plusieurs
Aragon rencontrés et une bibliographie. Un
siècle d'écrivains de FR3 depuis www.archive.org
Louis
ARAGON, poèmes.
Antonin ARTAUD
" Qui
suis-je? D'où je viens? Je suis Antonin Artaud et que je le dise
comme je sais le dire immédiatement vous verrez mon corps actuel
voler en éclats et se ramasser sous dix mille aspects notoires
un corps neuf où vous ne pourrez plus jamais m'oublier." Informations
générales, liens, données biographiques, extraits d'œuvres."Extrait
d'une oeuvre
Jacques
AUDIBERTI
Un écrivain
tonitruant, timide, intrépide. A
travers des témoignages et des écrits, on mesure
l'ampleur de ce travail sur la langue, une langue dramaturgique qui
ne fut en rien préservée. Un siècle d'écrivains de FR3 depuis www.archive.org
Jane
AUSTEN /anglais/ Revisité
le 06-11-04
Un site exceptionnel : l’intégralité des romans de Jane Austen, une bibliographie
complète, des documents rares et plusieurs études sur son œuvre et sur sa vie.
Un dédale où tout se dévide à l'infini, se mêle
et s'entrecroise. La page d'accueil propose d'emblée deux tables des
matières : une courte et une longue. Consultez, par exemple, la version
annotée et commentée d'Orgueil et préjugés, le
plus célèbre roman de Jane Austen. Vous aurez accès au
texte de l'ouvrage, chapitre par chapitre ; à des notes explicatives
; à la liste des personnages du roman, avec éléments biographiques
et descriptions ; à une carte d'Angleterre recensant les principaux
lieux de l'intrigue ; à un exposé sur l'art épistolaire
de l'époque et sur la place que celui-ci tient dans l'œuvre de
la romancière... Si vous ajoutez à cela que chacune de ces parties
est reliée aux autres, et fourmille de liens vers le texte concerné,
les autres ouvrages de Jane Austen, des passages de sa correspondance et de
multiples textes critiques, vous aurez une idée de la complexité de
l'ensemble.
Paul
AUSTER. /anglais/
Outre la biographie de l'auteur et la bibliographie (œuvres classées par genre
et présentées avec la couverture de l'édition américaine), plusieurs articles
intéressants sont mis à la disposition de l'internaute : relation entre techniques
narratives et identités des personnages, le " néant urbain chez Paul Auster ",
etc. On trouvera également quelques liens intéressants vers d'autres sites.
Paul
AUSTER Brooklyn Folies, actes Sud, 2005
L’Autre
monde de Paul AUSTER
Une étude littéraire qui dissèque
les caractéristiques de la narration des ouvrages de cet écrivain.
Le site est complété par l’atlas austérien qui répertorie les
lieux de la vie de l’auteur et de ses romans : New York,
principalement…
Marcel
AYME
Des textes d'Antoine Blondin, de Louis Nucéra, des Lettres et des informations
générales donnent une idée de cet écrivain catalogué parmi les "anarchistes
de droite" Un
siècle d'écrivains de FR3 depuis www.archive.org
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Liens
brisés
© LittératureS & CompagnieS
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TEXTE
DE PLAISIR
Texte de plaisir : celui qui contente, emplit,
donne de l'euphorie ; celui qui vient de la culture, ne rompt pas avec
elle, est lié à une pratique confortable de la lecture.
Roland Barthes, Plaisir du Texte, 1973,
p25, éd de 1982
TEXTE
DE JOUISSANCE
Texte de jouissance : celui qui met en état de perte, celui qui déconforte
(peut-être jusqu'à un certain ennui), fait vaciller les assises historiques,
culturelles, psychologiques du lecteur, la consistance de ses goûts, de ses
valeurs et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage. Or c'est
un sujet anachronique, celui qui tient les deux textes dans son champ, et dans
sa main les rênes du plaisir et de la jouissance, car il participe en même
temps et contradictoirement à l'hédonisme profond de toute culture (qui entre
en lui paisiblement sous le couvert d'un art de vivre dont font partie les
livres anciens) et à la destruction de cette culture : il jouit de la consistance
de son moi (c'est son plaisir) et recherche sa perte (c'est sa
jouissance) . C'est un sujet deux fois clivé, deux fois pervers.
Roland Barthes, Plaisir du Texte, (1973), p25-26, éd de 1982
THEATRALITE
Qu'est-ce que la théâtralité ?
c'est le théâtre moins le texte, c'est une épaisseur de signes, de
sensations qui s'édifie sur la scène à partir de l'argument écrit,
c'est cette sorte de perception cuménique des artifices sensuels,
gestes, tons, distances, substances, lumières, qui submergent le
texte sous la plénitude de son langage extérieur.
Roland Barthes, "Le théâtre de Baudelaire", 1954, in
Essais Critiques, p 41
"LE
LIVRE DES RUSES" Comme j'aimerai
trouver un livre (faute de le faire moi-même) où me seraient
rappelés (sous forme d'une grande traversée historique) les
rapports de l'écrivain, le pouvoir et de l'argent ! Peut- être
l'écrivain est-il toujours dépendant (d'un autorité, d'une économie,
d'une morale, d'un sur-moi collectif, etc...). Peut-être n'écrit-il
, quel que soit le libéralisme de sa société, qu'en trichant
avec la force ? Peut-être est-elle politique perverse ? Le "Livre des
ruses", tel s'appellerait le nouveau manuel de littérature,
si ce titre n'était déjà pris.
Roland Barthes, Chroniques du Nouvel Observateur du 5/II/79
ÉCRIRE
Écrire, c'est ébranler
le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle
l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse,
c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son
langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent
infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne
cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse
: affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent,
la question demeure. Roland Barthes, Sur Racine, Seuil ed,
1963, p11
Il
y a une division des langages, qu'aucune science simple de
la communication ne peut prendre en charge; la société, avec
ses structures socio-économiques et névrotiques, intervient
qui construit le langage comme un espace de guerre.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p127
SEUL
(...)
l'écrivain est seul, abandonné des anciennes classes et des
nouvelles. Sa chute est d'autant plus grave qu'il vit aujourd'hui
dans une société où la solitude elle-même, en soi, est considérée
comme une faute. Nous acceptons ( c'est là notre coup de maître)
les particularismes, mais non les singularités ; les types,
mais non les individus. Nous créons (ruse géniale) des churs
de particuliers, dotés d'une voix revendicatrice, criarde et
inoffensive. Mais l'isolé absolu ? Celui qui n'est ni breton,
ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ?
La littérature est sa voix, qui, par un renversement "paradisiaque",
reprend superbement toutes les voix du monde, et les mêle dans
une sorte de chant qui ne peut être entendu que si l'on se
porte, pour l'écouter (comme dans ces dispositifs acoustiques
d'une grande perversité), très haut au loin, en avant, par-delà les écoles,
avant-gardes, les journaux et les conversations.
Roland Barthes, Sollers écrivain, p 8, Seuil ed, 1979
L'AUTRE
LANGUE
L'autre langue est celle que l'on
parle d'un lieu politiquement et idéologiquement inhabitable : lieu
de l'interstice, du bord, de l'écharpe, du boitement : lieu cavalier puisqu'il
traverse, chevauche, panoramise et offense.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p200, in"L'Etrangère",1970
LA BATHMOLOGIE
La bathmologie ce serait le champ des
discours soumis à un jeu de degrés. Certains langages sont comme
le champagne : ils développent une signification postérieure à leur
première écoute, et c'est dans ce recul du sens que naît la littérature.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue,
p 285, "Lecture de Brillat-savarin"
LE
PLURIEL DU TEXTE
Le Texte est pluriel. Cela ne veut
pas dire seulement qu'il a plusieurs sens, mais qu'il accomplit le
pluriel même du sens : un pluriel irréductible (et non pas seulement
acceptable). Le Texte n'est pas coexistence de sens, mais passage,
traversée ; il ne peut donc relever d'une interprétation, même libérale,
mais d'une explosion, d'une dissémination. Le pluriel du Texte tient,
en effet, non à l'ambiguïté de ses contenus, mais à ce que
l'on pourrait appeler la pluralité stéréographique des
signifiants qui le tissent (étymologiquement le texte est un tissu)
: le lecteur du Texte pourrait être comparé à un sujet désœuvré (qui
aurait détendu en lui tout imaginaire) : ce sujet passablement vide
se promène (c'est ce qui est arrivé à l'auteur de ces lignes, et
c'est là qu'il a pris une idée vive du Texte) au flanc d'une vallée
au bas de laquelle coule un oued (l'oued est mis là pour attester
un certain dépaysement) ; ce qu'il perçoit est multiple, irréductible,
provenant de substances et de plans hétérogènes, décrochés : lumières,
couleurs, végétations, chaleur, air ; explosions ténues de bruits,
minces cris d'oiseaux, voix d'enfants, de l'autre côté de la vallée,
passages, gestes, vêtements d'habitants tout prés ou très loin ;
tous ces incidents sont à demi identifiables : ils proviennent de
codes connus, mais leur combinatoire est unique, fonde la promenade
en différence qui ne pourra se répéter que comme différence.
C'est ce qui se passe pour le Texte : il ne peut être lui que dans
sa différence (ce qui ne veut pas dire son, individualité); sa lecture
semelfactive (ce qui rend illusoire toute science inductive-déductive
des textes : pas de "grammaire" du texte), et cependant
entièrement tissés de citations, de références, d'échos: langages
culturels (quel langage ne le serait pas ?), antécédents ou contemporains,
qui le traversent de part en part dans une vaste stéréophonie.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue,
p73, in "De l'œuvre au texte", 1971
© LittératureS & CompagnieS
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