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Auteurs      W

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Robert WALSER    
" Robert Walser est de ces auteurs qu’il faut régulièrement, inlassablement, remettre en pleine lumière pour éviter que leurs noms ne disparaissent définitivement. En cela il semble proche d’un Emmanuel Bove ou d’un Paul Gadenne. Autant d’œuvres qui ont également en partage un goût pour le non-noble, le rien, le mineur et une allergie à toutes les formes de grandiloquence." Art- press n° 220 (Hervé Gauville)   Biographie de Robert Walser par Catherine Sauvat. Textes de  Hervé Gauville, Mathieu Lindon. Bibliographie.   Un siècle d'écrivains. FR3, à partir de www.archive.org

 

Peter WEISS
Dossier publié sur le site remue.net
(29-12-07)
L’esthétique de la résistance, roman

Edith WHARTON 
"J’ai toujours considéré le monde visible comme une scène de tableaux, plus ou moins harmonieusement  composée, et le désir de rendre le tableau plus joli était,  autant que je puisse le définir, la forme que prenait mon instinct féminin de plaire."  Textes de Elisabeth Lennard. Repères bibliographiques et des articles de
Diane de Margerie, L’amitié amoureuse, Le magazine littéraire, n°304, Novembre 1992,  et sur  "Le Temps de l’innocence" .  Edith Wharton : Les chemins parcourus (Flammarion (1995) Bibliographie. Un siècle d'écrivains. FR3, à partir de www.archive.org

Winckler's webzine
Le site personnel du romancier français Martin Winckler qui ne ressemble pas aux sites habituellement consacrés à un écrivain puisque Winckler l'utilise comme un magazine à travers lequel il dénonce et informe.
"Sommaire | Actualités | Infos et Ressources | Histoires, devises, citations et extraits | Courriers et contributions | Nouvelles du front | Critiques de livres | En librairie | Séries télévisées | Written in English | Comics, B.D. et Animation | Texte inédits, textes oubliés." Un site à visiter régulièrement. (22-04-01)

 

Edmund WHITE /anglais/ 
La biographie, la bibliographie, la galerie photo personnelle et l'emploi du temps de l'écrivain américain livrés à la curiosité des admirateurs internautes. (08-10-06)

 

Walt WHITMAN     Dossier de l'Encyclopédie de l'Agora.  (27-08-03)

 

Walt WHITMAN "Leaves of Grass" Texte en ligne
Gilles Mourier propose sur son site une traduction inédite de la toute première (1855) édition des "Feuilles d'herbe" du poète Walt Whitman. Cette traduction reste la première en français de ce texte fondamental de la littérature américaine. (18-02-05)

Oscar WILDE   Dossier de l'Encyclopédie de l'Agora.  (27-08-03)

1/2 Débat sur le livre "Virginia Woolf. L'écriture, refuge... vidéo (09-01-12)

2/2 Débat sur le livre "Virginia Woolf. L'écriture, refuge... vidéo (09-01-12)
Ce débat a eu lieu à la librairie "Le bal des ardents " à Lyon, en présence de Stella Harrison, psychanalyste, membre de l'Ecole de la Cause freudienne, Jacques Aubert, Josiane Paccaud-Huguet, Michèle Rivoire et Luc Garcia.
Le livre "Virginia Woolf. L'écriture, un refuge contre la folie"est un livre collectif, paru aux Editions Michèle, auquel ont participé Jacques Aubert ( qui dirige la prochaine traduction de l'oeuvre romanesque de Virginia Woolf pour la Pléiade), Nicolas-Pierre Boileau, Luc Garcia, Monique Harlin, Stella Harrison, Sophie Marret, Ginette Michaux, Pierre Naveau et Michèle Rivoire. Les textes de cet ouvrage, qui réunit psychanalystes et chercheurs en littérature anglaise, éclairent la singularité de l'écriture de Virginia Woolf, écriture étroitement nouée à son histoire. Virginia Woolf écrivait en 1937 : "Je suis faite de telle sorte que rien n'est réel que je ne l'écrive".

 

 

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Liens brisés

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R25/05/13

La Lecture

"Et, sans doute, c'est cela la lecture : réécrire le texte de l'oeuvre à même le texte de notre vie." Roland Barthes, "La chronique", Nouvelle Observateur, 1979

 

 

ÉCRIRE
Écrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte,  à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question demeure. Roland Barthes, Sur Racine, Seuil ed, 1963, p11

 

Il y a une division des langages, qu'aucune science simple de la communication ne peut prendre en charge; la société, avec ses structures socio-économiques et névrotiques intervient, qui construit le langage comme un espace de guerre.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p127

 

SEUL

(...) l'écrivain est seul, abandonné des anciennes classes et des nouvelles. Sa chute est d'autant plus grave qu'il vit aujourd'hui dans une société où la solitude elle-même, en soi, est considérée comme une faute. Nous acceptons ( c'est là notre coup de maître) les particularismes, mais non les singularités ; les types, mais non les individus. Nous créons (ruse géniale) des chœurs de particuliers, dotés d'une voix revendicatrice, criarde et inoffensive. Mais l'isolé absolu ? Celui qui n'est ni breton, ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ? La littérature est sa voix, qui, par un renversement "paradisiaque", reprend superbement toutes les voix du monde, et les mêle dans une sorte de chant qui ne peut être entendu que si l'on se porte, pour l'écouter (comme dans ces dispositifs acoustiques d'une grande perversité), très haut au loin, en avant, par-delà les écoles, avant-gardes, les journaux et les conversations.
Roland Barthes, Sollers écrivain, p 8, Seuil ed, 1979

 

L'AUTRE LANGUE
L'autre langue  est celle que l'on parle d'un lieu politiquement et idéologiquement inhabitable : lieu de l'interstice, du bord, de l'écharpe, du boitement : lieu cavalier  puisqu'il traverse, chevauche, panoramise et offense.

Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p200, in"L'Etrangère",1970

LA  BATHMOLOGIE
La bathmologie ce serait le champ des discours soumis à un jeu de degrés. Certains langages sont comme le champagne : ils développent une signification postérieure à leur première écoute, et c'est dans ce recul du sens que naît la littérature.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p 285, "Lecture de Brillat-savarin"

 

LE PLURIEL DU TEXTE
Le Texte est pluriel. Cela ne veut pas dire seulement qu'il a plusieurs sens, mais qu'il accomplit le pluriel même du sens : un pluriel irréductible (et non pas seulement acceptable). Le Texte n'est pas coexistence de sens, mais passage, traversée ; il ne peut donc relever d'une interprétation, même libérale, mais d'une explosion, d'une dissémination. Le pluriel du Texte tient, en effet, non à l'ambiguïté de ses contenus, mais  à ce que l'on pourrait appeler la  pluralité stéréographique  des signifiants qui le tissent (étymologiquement le texte est un tissu) : le lecteur du Texte pourrait être comparé à un sujet désœuvré (qui aurait détendu en lui tout imaginaire) : ce sujet passablement vide se promène (c'est ce qui est arrivé à l'auteur de ces lignes, et c'est là qu'il a pris une idée vive du Texte) au flanc d'une vallée au bas de laquelle coule un oued (l'oued est mis là pour attester un certain dépaysement) ; ce qu'il perçoit  est multiple, irréductible, provenant de substances et de plans hétérogènes, décrochés : lumières, couleurs, végétations, chaleur, air ; explosions ténues de bruits, minces cris d'oiseaux, voix d'enfants, de l'autre côté de la vallée, passages, gestes, vêtements d'habitants tout prés ou très loin ; tous ces incidents sont à demi identifiables : ils proviennent de codes  connus, mais leur combinatoire est unique, fonde la promenade en différence qui ne pourra se répéter que comme différence. C'est ce qui se passe pour le Texte : il ne peut être lui que dans sa différence (ce qui ne veut pas dire son, individualité); sa lecture semelfactive (ce qui rend illusoire toute science inductive-déductive des textes : pas de "grammaire" du texte), et cependant entièrement tissés de citations, de références, d'échos: langages culturels (quel langage ne le serait pas ?), antécédents ou contemporains, qui le traversent de part en part  dans une vaste stéréophonie.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p73, in "De l'œuvre au texte", 1971

 

TEXTE DE PLAISIR
Texte de plaisir : celui qui contente, emplit, donne de l'euphorie ; celui qui vient de la culture, ne rompt pas avec elle, est lié à une pratique confortable de la lecture.
Roland Barthes, Plaisir du Texte, 1973, p25, éd de 1982

 

TEXTE DE JOUISSANCE
Texte de jouissance : celui qui met en état de perte, celui qui déconforte (peut-être jusqu'à un certain ennui), fait vaciller les assises historiques, culturelles, psychologiques, du lecteur, la consistance de ses goûts, de ses valeurs, et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage. Or c'est un sujet anachronique, celui qui tient les deux textes dans son champ et dans sa main les rênes du plaisir et de la jouissance, car il participe en même temps et contradictoirement à l'hédonisme profond de toute culture (qui entre en lui paisiblement sous le couvert d'un art de vivre dont font partie les livres anciens) et à la destruction de cette culture : il jouit de la consistance de son  moi  (c'est son plaisir) et recherche sa perte (c'est sa jouissance) . C'est un sujet deux fois clivé, deux fois pervers.

Roland Barthes, Plaisir du Texte, (1973), p25-26, éd de 1982

 

THEATRALITE
“ Qu'est-ce que la théâtralité ? c'est le théâtre moins le texte, c'est une épaisseur de signes, de sensations qui s'édifie sur la scène à partir de l'argument écrit, c'est cette sorte de perception œcuménique des artifices sensuels, gestes, tons, distances, substances, lumières, qui submergent le texte sous la plénitude de son langage extérieur.”

Roland Barthes, "Le théâtre de Baudelaire", 1954, in Essais Critiques, p 41

 

"LE LIVRE DES RUSES" Comme j'aimerai trouver un livre (faute de le faire moi-même) où me seraient rappelés (sous forme d'une grande traversée historique)  les rapports de l'écrivain, le pouvoir et de l'argent ! Peut- être l'écrivain est-il toujours dépendant (d'un autorité, d'une économie, d'une morale, d'un sur-moi collectif, etc...). Peut-être  n'écrit-il , quel que soit le libéralisme de sa société, qu'en trichant avec la force ? Peut-être est-elle politique perverse ? Le  "Livre  des ruses", tel s'appellerait le nouveau manuel de littérature, si ce titre n'était déjà pris.
Roland Barthes, Chroniques du Nouvel Observateur du 5/II/79

 

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