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© LittératureS & CompagnieS
1999-2017

 

Auteurs      N

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Vladimir NABOKOV, site Zembla [anglais]
Biographie, Bibliographie, Actualités, Liens, Informations générales.

Pablo NERUDA

Pablo NERUDA (1)     
Note sur l’auteur de Maria Escriva, suivie d’une biographie très complète. Et des textes de Jacques Gaucheron, Hans Magnus Enzensberger, Bernard-Emmanuel Graciet,  Ricardo Paseyro. Dossier achevé par un texte de Neruda sur Salvador Allende et une bibliographie.
Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org 

Pablo NERUDA (2)   /anglais/   
Un site universitaire remarquable pour son graphisme. De nombreuses illustrations accompagnent la biographie longue et très détaillée. Une section en 70 points permet d’accéder rapidement aux faits, gestes et œuvres marquants. Le site permet aussi de faire connaissance avec l'œuvre du poète. A la biographie s’adjoignent une anthologie et la voix de Neruda disant quelques-uns de ses poèmes.  Enfin, une partie critique complète le site.   

Pablo  NERUDA  Dossier de l'Encyclopédie de l'Agora

 

Gérard de NERVAL

Gérard de NERVAL  Dossier de l'Encyclopédie de l'Agora

Gérard de Nerval.be
"Le Centre de recherches Gérard de Nerval a été fondé en 1977 aux Facultés Universitaires de Namur (Belgique) par le RP Jean Guillaume (1918-2001) et par Claude Pichois (1925-2004).
Il se compose à l'heure actuelle d'un Centre de documentation sur Nerval et le romantisme, situé à la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin, et d'une unité de recherche, rattachée au Département de Langues et Littératures françaises et romanes de la Faculté de Philosophie et Lettres.
Accessible aux chercheurs et aux doctorants de toutes origines, le Centre de documentation rassemble les archives (livres et notes) des travaux nervaliens du Père Jean Guillaume, - ensemble augmenté des dossiers légués à Namur par Claude Pichois et Jean Ziegler (1907-2001)." (25-08-07)

____________

Roger NIMIER      
Note à propos de l’auteur de Franck Saint-Cast. Note biographie par  Jacques Brenner (Dictionnaire des auteurs). Un Entretien avec François Billetdoux. Et des Textes de René Wintzen,  François Bott, Jacques-Emile Miriel, Paul Morand, Olivier Frébourg, Marcel Aymé, Marc Dambre., Et un texte de Roger Nimier « Beurrer du papier blanc »  Une bibliographie ferme le dossier. 
Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org 

Anaïs NIN   
" La quête du moi à travers le dédale complexe de la confusion du monde d’aujourd’hui, tel est le thème central de mon Œuvre "
"Comme Oscar Wilde, je mets mon talent dans mon œuvre et mon génie dans ma vie (...)  Je crée un mythe et une légende, un mensonge, un conte de fées, un monde enchanté (. . .)  J’écris comme je respire (...)  Devenir une œuvre d’art m’intéresse plus que d’en créer une (...) Je suis coupable d’avoir fabriqué un univers où je puisse vivre." Courte biographie issue de L’Encyclopédie Universalis. Textes de  Christian Giudicelli, Anaîs Nin, Catherine David,  Kate Millet, Elisabeth Barillé, Henry Miller.  Entretien avec l’auteur issu du Journal « Combat »  et une courte bibliographie. Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org 

Anaïs Nin, Extraits de l'œuvre 

Paul NIZAN
Groupe Interdisciplinaire d'Etudes Nizaniennes (G.I.E.N.) Ce site propose : Bibliographie, Biographie, Actualités, Equipe."Nizan, c'était un trouble-fête. Il appelait aux armes, à la haine: classe contre classe; avec un ennemi patient et mortel, il n'y a pas d'accompagnements; tuer ou se faire tuer: pas de milieu. Et ne jamais dormir. Il avait répété toute sa vie, avec une gracieuse insolence, le regard baissé sur ses ongles: ne croyez pas au père Noël. [.] Nous voulions écrire l'un et l'autre. Il publia son premier livre bien avant que je trace un mot du mien. A l'époque où parut la Nausée, si nous eussions prisé ces présentations solennelles, ce fut lui qui m'eût préfacé. C'est la mort qui a renversé les rôles. [.] Son portrait, j'eusse été capable de le faire: taille moyenne, cheveux noirs. Il louchait, comme moi, mais en sens inverse, c'est-à-dire agréablement. Le strabisme divergent faisait de mon visage une terre en friche; le sien convergeait, lui donnant un air de malicieuse absence même quand il nous prêtait attention." Jean-Paul Sartre. Avant-propos de la réédition d'Aden Arabie Maspero, 1960. (25-08-07)

Anna de NOAILLES      
Biographie succincte. Et des textes de Jocelyne Godard, Arthur Conte, Roger Nimier, Anna de Noailles. Et une bibliographie « choisie ».
Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org 

Bernard NOEL sur le site de Remue.net
(16-10-05)

Friedrich NOVALIS  Dossier de l'Encyclopédie de l'Agora

Valère NOVARINA  
Un étonnant manipulateur de langages qui poursuit une œuvre théâtrale exceptionnelle. Ce site de l’auteur  réunit :  Livres, Théâtre, Peintures et Dessins, Calendrier, Biographie, Bibliographie complète, la Page du mois, et des Liens.

Hubert NYSSEN
Son site personnel présente une biographie détaillée ainsi qu'une bibliographie complète. De nombreuses photographies illustrent l'ensemble. Aspect intéressant, les textes et carnets de Hubert Nyssen présents sur le site. A signaler également que les archives de Hubert Nyssen sont déposées à l'Université de Liège. (07-08-06)

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Liens brisés

 © LittératureS & CompagnieS
R26-03-13

La Lecture

"Et, sans doute, c'est cela la lecture : réécrire le texte de l'oeuvre à même le texte de notre vie." Roland Barthes, "La chronique", Nouvelle Observateur, 1979

 

 

ÉCRIRE
Écrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte,  à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question demeure. Roland Barthes, Sur Racine, Seuil ed, 1963, p11

 

Il y a une division des langages, qu'aucune science simple de la communication ne peut prendre en charge; la société, avec ses structures socio-économiques et névrotiques intervient, qui construit le langage comme un espace de guerre.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p127

 

SEUL

(...) l'écrivain est seul, abandonné des anciennes classes et des nouvelles. Sa chute est d'autant plus grave qu'il vit aujourd'hui dans une société où la solitude elle-même, en soi, est considérée comme une faute. Nous acceptons ( c'est là notre coup de maître) les particularismes, mais non les singularités ; les types, mais non les individus. Nous créons (ruse géniale) des chœurs de particuliers, dotés d'une voix revendicatrice, criarde et inoffensive. Mais l'isolé absolu ? Celui qui n'est ni breton, ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ? La littérature est sa voix, qui, par un renversement "paradisiaque", reprend superbement toutes les voix du monde, et les mêle dans une sorte de chant qui ne peut être entendu que si l'on se porte, pour l'écouter (comme dans ces dispositifs acoustiques d'une grande perversité), très haut au loin, en avant, par-delà les écoles, avant-gardes, les journaux et les conversations.
Roland Barthes, Sollers écrivain, p 8, Seuil ed, 1979

 

L'AUTRE LANGUE
L'autre langue  est celle que l'on parle d'un lieu politiquement et idéologiquement inhabitable : lieu de l'interstice, du bord, de l'écharpe, du boitement : lieu cavalier  puisqu'il traverse, chevauche, panoramise et offense.

Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p200, in"L'Etrangère",1970

LA  BATHMOLOGIE
La bathmologie ce serait le champ des discours soumis à un jeu de degrés. Certains langages sont comme le champagne : ils développent une signification postérieure à leur première écoute, et c'est dans ce recul du sens que naît la littérature.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p 285, "Lecture de Brillat-savarin"

 

LE PLURIEL DU TEXTE
Le Texte est pluriel. Cela ne veut pas dire seulement qu'il a plusieurs sens, mais qu'il accomplit le pluriel même du sens : un pluriel irréductible (et non pas seulement acceptable). Le Texte n'est pas coexistence de sens, mais passage, traversée ; il ne peut donc relever d'une interprétation, même libérale, mais d'une explosion, d'une dissémination. Le pluriel du Texte tient, en effet, non à l'ambiguïté de ses contenus, mais  à ce que l'on pourrait appeler la  pluralité stéréographique  des signifiants qui le tissent (étymologiquement le texte est un tissu) : le lecteur du Texte pourrait être comparé à un sujet désœuvré (qui aurait détendu en lui tout imaginaire) : ce sujet passablement vide se promène (c'est ce qui est arrivé à l'auteur de ces lignes, et c'est là qu'il a pris une idée vive du Texte) au flanc d'une vallée au bas de laquelle coule un oued (l'oued est mis là pour attester un certain dépaysement) ; ce qu'il perçoit  est multiple, irréductible, provenant de substances et de plans hétérogènes, décrochés : lumières, couleurs, végétations, chaleur, air ; explosions ténues de bruits, minces cris d'oiseaux, voix d'enfants, de l'autre côté de la vallée, passages, gestes, vêtements d'habitants tout prés ou très loin ; tous ces incidents sont à demi identifiables : ils proviennent de codes  connus, mais leur combinatoire est unique, fonde la promenade en différence qui ne pourra se répéter que comme différence. C'est ce qui se passe pour le Texte : il ne peut être lui que dans sa différence (ce qui ne veut pas dire son, individualité); sa lecture semelfactive (ce qui rend illusoire toute science inductive-déductive des textes : pas de "grammaire" du texte), et cependant entièrement tissés de citations, de références, d'échos: langages culturels (quel langage ne le serait pas ?), antécédents ou contemporains, qui le traversent de part en part  dans une vaste stéréophonie.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p73, in "De l'œuvre au texte", 1971

 

TEXTE DE PLAISIR
Texte de plaisir : celui qui contente, emplit, donne de l'euphorie ; celui qui vient de la culture, ne rompt pas avec elle, est lié à une pratique confortable de la lecture.
Roland Barthes, Plaisir du Texte, 1973, p25, éd de 1982

 

TEXTE DE JOUISSANCE
Texte de jouissance : celui qui met en état de perte, celui qui déconforte (peut-être jusqu'à un certain ennui), fait vaciller les assises historiques, culturelles, psychologiques, du lecteur, la consistance de ses goûts, de ses valeurs, et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage. Or c'est un sujet anachronique, celui qui tient les deux textes dans son champ et dans sa main les rênes du plaisir et de la jouissance, car il participe en même temps et contradictoirement à l'hédonisme profond de toute culture (qui entre en lui paisiblement sous le couvert d'un art de vivre dont font partie les livres anciens) et à la destruction de cette culture : il jouit de la consistance de son  moi  (c'est son plaisir) et recherche sa perte (c'est sa jouissance) . C'est un sujet deux fois clivé, deux fois pervers.

Roland Barthes, Plaisir du Texte, (1973), p25-26, éd de 1982

 

THEATRALITE
“ Qu'est-ce que la théâtralité ? c'est le théâtre moins le texte, c'est une épaisseur de signes, de sensations qui s'édifie sur la scène à partir de l'argument écrit, c'est cette sorte de perception œcuménique des artifices sensuels, gestes, tons, distances, substances, lumières, qui submergent le texte sous la plénitude de son langage extérieur.”

Roland Barthes, "Le théâtre de Baudelaire", 1954, in Essais Critiques, p 41

 

"LE LIVRE DES RUSES" Comme j'aimerai trouver un livre (faute de le faire moi-même) où me seraient rappelés (sous forme d'une grande traversée historique)  les rapports de l'écrivain, le pouvoir et de l'argent ! Peut- être l'écrivain est-il toujours dépendant (d'un autorité, d'une économie, d'une morale, d'un sur-moi collectif, etc...). Peut-être  n'écrit-il , quel que soit le libéralisme de sa société, qu'en trichant avec la force ? Peut-être est-elle politique perverse ? Le  "Livre  des ruses", tel s'appellerait le nouveau manuel de littérature, si ce titre n'était déjà pris.
Roland Barthes, Chroniques du Nouvel Observateur du 5/II/79

 

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