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Vladimir
NABOKOV, site Zembla [anglais]
Biographie, Bibliographie, Actualités, Liens, Informations générales.
Pablo
NERUDA (1)
Note sur l’auteur de Maria Escriva, suivie d’une biographie très complète.
Et des textes de Jacques Gaucheron, Hans Magnus Enzensberger, Bernard-Emmanuel
Graciet, Ricardo Paseyro. Dossier
achevé par un texte de Neruda sur Salvador Allende et une bibliographie. Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org
Pablo
NERUDA (2) /anglais/
Un site
universitaire remarquable pour son graphisme. De nombreuses illustrations
accompagnent la biographie longue et très détaillée. Une section en 70
points permet d’accéder rapidement aux faits, gestes et œuvres marquants.
Le site permet aussi de faire connaissance avec l'œuvre du poète. A la
biographie s’adjoignent une anthologie et la voix de Neruda disant quelques-uns
de ses poèmes. Enfin, une
partie critique complète le site.
Pablo NERUDA Dossier
de l'Encyclopédie de l'Agora
Gérard de
NERVAL Dossier de l'Encyclopédie de l'Agora
Gérard
de Nerval.be
"Le Centre de recherches Gérard de Nerval a été fondé en
1977 aux Facultés Universitaires de Namur (Belgique) par le RP Jean Guillaume
(1918-2001) et par Claude Pichois (1925-2004).
Il se compose à l'heure actuelle d'un Centre de documentation sur Nerval
et le romantisme, situé à la Bibliothèque Universitaire
Moretus Plantin, et d'une unité de recherche, rattachée au Département
de Langues et Littératures françaises et romanes de la Faculté de
Philosophie et Lettres.
Accessible aux chercheurs et aux doctorants de toutes origines, le Centre de
documentation rassemble les archives (livres et notes) des travaux nervaliens
du Père Jean Guillaume, - ensemble augmenté des dossiers légués à Namur
par Claude Pichois et Jean Ziegler (1907-2001)." (25-08-07)
Roger
NIMIER
Note à propos de l’auteur de Franck Saint-Cast. Note
biographie par Jacques Brenner
(Dictionnaire des auteurs). Un Entretien avec François Billetdoux. Et
des Textes de René Wintzen, François
Bott, Jacques-Emile Miriel, Paul Morand, Olivier Frébourg, Marcel Aymé, Marc
Dambre., Et un texte de Roger Nimier « Beurrer du papier blanc » Une bibliographie ferme le dossier. Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org
Anaïs
NIN
" La quête du moi à travers le dédale complexe de la confusion du monde
d’aujourd’hui, tel est le thème central de mon Œuvre " "Comme
Oscar Wilde, je mets mon talent dans mon œuvre et mon génie dans ma vie (...) Je
crée un mythe et une légende, un mensonge, un conte de fées, un monde enchanté (. .
.) J’écris
comme je respire (...) Devenir une œuvre d’art m’intéresse plus que d’en créer une
(...) Je suis coupable d’avoir fabriqué un univers où je puisse vivre." Courte biographie
issue de L’Encyclopédie Universalis. Textes de Christian
Giudicelli, Anaîs Nin, Catherine David, Kate
Millet, Elisabeth Barillé, Henry Miller. Entretien
avec l’auteur issu du Journal « Combat » et
une courte bibliographie. Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org
Anaïs Nin, Extraits
de l'œuvre
Paul
NIZAN
Groupe Interdisciplinaire d'Etudes Nizaniennes (G.I.E.N.) Ce site propose : Bibliographie,
Biographie, Actualités, Equipe."Nizan, c'était un trouble-fête.
Il appelait aux armes, à la haine: classe contre classe; avec un ennemi
patient et mortel, il n'y a pas d'accompagnements; tuer ou se faire tuer: pas
de milieu. Et ne jamais dormir. Il avait répété toute sa
vie, avec une gracieuse insolence, le regard baissé sur ses ongles: ne
croyez pas au père Noël.
[.] Nous voulions écrire l'un et l'autre. Il publia son premier livre
bien avant que je trace un mot du mien. A l'époque où parut la
Nausée, si nous eussions prisé ces présentations solennelles,
ce fut lui qui m'eût préfacé. C'est la mort qui a renversé les
rôles. [.] Son portrait, j'eusse été capable de le faire:
taille moyenne, cheveux noirs. Il louchait, comme moi, mais en sens inverse,
c'est-à-dire agréablement. Le strabisme divergent faisait de mon
visage une terre en friche; le sien convergeait, lui donnant un air de malicieuse
absence même quand il nous prêtait attention." Jean-Paul
Sartre.
Avant-propos de la réédition
d'Aden Arabie Maspero, 1960. (25-08-07)
Anna
de NOAILLES
Biographie succincte. Et des textes de Jocelyne Godard, Arthur Conte, Roger
Nimier, Anna de Noailles. Et une bibliographie « choisie ». Un siècle d'écrivains, FR3 à partir de www.archive.org
Bernard
NOEL sur le site de Remue.net
(16-10-05)
Friedrich
NOVALIS Dossier de l'Encyclopédie de l'Agora
Valère
NOVARINA
Dossier de l'adpf, Ministère des Affaires étrangères, réalisé par
Olivier Dubouchez.
"L'œuvre de Valère Novarina est une des entreprises
les plus originales de la littérature contemporaine. La
langue insurgée qui s'y déploie provoque une authentique
régénération du théâtre : en
constant débordement, l'écriture novarisienne est
incommensurable aux codes de la représentation, étrangère
aux crispations de la langue littéraire, et par là activement
poétique.
Les documents rassemblés dans ce dossier ont pour dessein
d'indiquer les quelques entrées infernales qui permettront
de pénétrer l'ensemble indéfiniment ramifié de
l'œuvre : la destruction des images, la défiguration
de l'homme, le sacerdoce de l'auteur ou encore la germination
des langues." (02-05-06)
Valère
NOVARINA
Un étonnant manipulateur de langages qui poursuit une œuvre théâtrale exceptionnelle. Ce
site de l’auteur réunit : Livres,
Théâtre, Peintures et Dessins, Calendrier, Biographie, Bibliographie complète,
la Page du mois, et des Liens.
Hubert
NYSSEN
Son site personnel présente une biographie détaillée
ainsi qu'une bibliographie complète. De nombreuses photographies
illustrent l'ensemble. Aspect intéressant, les textes et
carnets de Hubert Nyssen présents sur le site. A signaler également
que les archives de Hubert Nyssen sont déposées à l'Université de
Liège. (07-08-06)
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Liens
brisés
© LittératureS & CompagnieS
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ÉCRIRE
Écrire,
c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle
l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse,
c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son
langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent
infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne
cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse
: affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent,
la question demeure. Roland Barthes, Sur Racine, Seuil ed,
1963, p11
Il
y a une division des langages, qu'aucune science simple de
la communication ne peut prendre en charge; la société, avec
ses structures socio-économiques et névrotiques intervient,
qui construit le langage comme un espace de guerre.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p127
SEUL
(...)
l'écrivain est seul, abandonné des anciennes classes et des
nouvelles. Sa chute est d'autant plus grave qu'il vit aujourd'hui
dans une société où la solitude elle-même, en soi, est considérée
comme une faute. Nous acceptons ( c'est là notre coup de maître)
les particularismes, mais non les singularités ; les types,
mais non les individus. Nous créons (ruse géniale) des churs
de particuliers, dotés d'une voix revendicatrice, criarde et
inoffensive. Mais l'isolé absolu ? Celui qui n'est ni breton,
ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ?
La littérature est sa voix, qui, par un renversement "paradisiaque",
reprend superbement toutes les voix du monde, et les mêle dans
une sorte de chant qui ne peut être entendu que si l'on se
porte, pour l'écouter (comme dans ces dispositifs acoustiques
d'une grande perversité), très haut au loin, en avant, par-delà les écoles,
avant-gardes, les journaux et les conversations.
Roland Barthes, Sollers écrivain, p 8, Seuil ed, 1979
L'AUTRE
LANGUE
L'autre langue est
celle que l'on parle d'un lieu politiquement et idéologiquement inhabitable
: lieu de l'interstice, du bord, de l'écharpe, du boitement : lieu
cavalier puisqu'il traverse, chevauche, panoramise et offense.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p200, in"L'Etrangère",1970
LA BATHMOLOGIE
La bathmologie ce serait
le champ des discours soumis à un jeu de degrés. Certains langages
sont comme le champagne : ils développent une signification postérieure à leur
première écoute, et c'est dans ce recul du sens que naît la littérature.
Roland Barthes,
Bruissement de la Langue, p 285, "Lecture de Brillat-savarin"
LE
PLURIEL DU TEXTE
Le Texte est
pluriel. Cela ne veut pas dire seulement qu'il a plusieurs sens,
mais qu'il accomplit le pluriel même du sens : un pluriel irréductible
(et non pas seulement acceptable). Le Texte n'est pas coexistence
de sens, mais passage, traversée ; il ne peut donc relever d'une
interprétation, même libérale, mais d'une explosion, d'une dissémination.
Le pluriel du Texte tient, en effet, non à l'ambiguïté de ses contenus,
mais à ce que l'on pourrait appeler la pluralité stéréographique des
signifiants qui le tissent (étymologiquement le texte est un tissu)
: le lecteur du Texte pourrait être comparé à un sujet désœuvré (qui
aurait détendu en lui tout imaginaire) : ce sujet passablement vide
se promène (c'est ce qui est arrivé à l'auteur de ces lignes, et
c'est là qu'il a pris une idée vive du Texte) au flanc d'une vallée
au bas de laquelle coule un oued (l'oued est mis là pour attester
un certain dépaysement) ; ce qu'il perçoit est multiple, irréductible,
provenant de substances et de plans hétérogènes, décrochés : lumières,
couleurs, végétations, chaleur, air ; explosions ténues de bruits,
minces cris d'oiseaux, voix d'enfants, de l'autre côté de la vallée,
passages, gestes, vêtements d'habitants tout prés ou très loin ;
tous ces incidents sont à demi identifiables : ils proviennent de
codes connus, mais leur combinatoire est unique, fonde la promenade
en différence qui ne pourra se répéter que comme différence.
C'est ce qui se passe pour le Texte : il ne peut être lui que dans
sa différence (ce qui ne veut pas dire son, individualité); sa lecture
semelfactive (ce qui rend illusoire toute science inductive-déductive
des textes : pas de "grammaire" du texte), et cependant
entièrement tissés de citations, de références, d'échos: langages
culturels (quel langage ne le serait pas ?), antécédents ou contemporains,
qui le traversent de part en part dans une vaste stéréophonie.
Roland Barthes,
Bruissement de la Langue, p73, in "De l'œuvre au texte",
1971
TEXTE
DE PLAISIR
Texte de plaisir :
celui qui contente, emplit, donne de l'euphorie ; celui qui vient
de la culture, ne rompt pas avec elle, est lié à une pratique confortable
de la lecture.
Roland Barthes,
Plaisir du Texte, 1973, p25, éd de 1982
TEXTE
DE JOUISSANCE
Texte de jouissance : celui qui met en état de perte, celui qui déconforte
(peut-être jusqu'à un certain ennui), fait vaciller les assises historiques,
culturelles, psychologiques, du lecteur, la consistance de ses goûts, de ses
valeurs, et de ses souvenirs, met en crise son rapport au langage. Or
c'est un sujet anachronique, celui qui tient les deux textes dans son champ
et dans sa main les rênes du plaisir et de la jouissance, car il participe
en même temps et contradictoirement à l'hédonisme profond de toute culture
(qui entre en lui paisiblement sous le couvert d'un art de vivre dont font
partie les livres anciens) et à la destruction de cette culture : il jouit
de la consistance de son moi (c'est son plaisir) et recherche sa
perte (c'est sa jouissance) . C'est un sujet deux fois clivé, deux fois pervers.
Roland Barthes, Plaisir du Texte, (1973), p25-26, éd de 1982
THEATRALITE
Qu'est-ce
que la théâtralité ? c'est le théâtre moins le texte, c'est une épaisseur
de signes, de sensations qui s'édifie sur la scène à partir de l'argument écrit,
c'est cette sorte de perception cuménique des artifices sensuels,
gestes, tons, distances, substances, lumières, qui submergent le
texte sous la plénitude de son langage extérieur.
Roland Barthes, "Le théâtre de Baudelaire", 1954, in
Essais Critiques, p 41
"LE
LIVRE DES RUSES" Comme
j'aimerai trouver un livre (faute de le faire moi-même) où me
seraient rappelés (sous forme d'une grande traversée historique) les
rapports de l'écrivain, le pouvoir et de l'argent ! Peut- être
l'écrivain est-il toujours dépendant (d'un autorité, d'une économie,
d'une morale, d'un sur-moi collectif, etc...). Peut-être n'écrit-il
, quel que soit le libéralisme de sa société, qu'en trichant
avec la force ? Peut-être est-elle politique perverse ? Le "Livre des
ruses", tel s'appellerait le nouveau manuel de littérature,
si ce titre n'était déjà pris.
Roland Barthes, Chroniques du Nouvel Observateur du 5/II/79
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