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AUSCHWITZ,les
profondeurs de l'abîme
Un
document d'accompagnement réalisé par le Centre départemental
de documentation pédagogique du Haut-Rhin.
Le
camp d'Auschwitz-Birkenau, Chronologie du camp L'"album d'Auschwitz",
Les photographies comme documents historiques, Biographie de Zinovii
Tolkatchev « J'ai fait ce que je devais faire... » ,Glossaire,
Enseigner l'Holocauste au 21ème siècle, Ressources
en médiathèque, Ressources en librairie, Ressources
en ligne, Questionnaire élèves. (15-05-05)
Loi
de 1901 sur les Associations, Chronologie. (24-12-05)
L'Edit
de Nantes (1)
Texte intégral et officiel des Archives de France puisqu'il s'agit du texte
de loi appliqué par les tribunaux et les administrations royales pour régir
la vie des catholiques et des protestants à cette époque. Il comprend l'édit
de Nantes, les articles particuliers (ou secrets) et les deux brevets qui l'accompagnent.
L'Edit
de Nantes (2)
Dossier de l'Espace du Ministère des affaires étrangères. Texte
de Guy Saupin.
Epypte
ancienne, Chronologie.
(24-12-05)
Jacques
CHIRAC, Les Justes « Au nom de la France, avec respect »
(28-01-07)
Nadejda
Mandelstam, Contre tout espoir (Gallimard, 1972),
Extrait
Scènes
de la vie ordinaire de bourreaux nazis NOUVEAU
C'est un témoignage rare de l'Histoire, une face cachée de la seconde
guerre qui vient d'être révélée. Le musée américain
du Mémorial de l'Holocauste vient de publier des photographies inédites
de la vie des SS dans le camp d'Auschwitz. Le caractère exceptionnel de
la chose, ce sont les clichés relatant la vie des bourreaux passant du
bon temps dans le plus grand camp de concentration et d'extermination nazi. Tirées
du journal intime d'un officier, la soixantaine de photos ont été prises
entre mai et décembre 1944. Elles montrent exclusivement des scènes
quotidiennes de gradés dansant accompagnés d'un accordéoniste,
préparant le sapin à la veille de Noël, ou d'épouses
et concubines prenant le soleil allongées sur des transats... Ces images
d'une existence heureuse contrastent avec l'horreur qui se tramait dans les chambres à gaz.
En cinq ans, pas moins de 1,1 million d'hommes, de femmes et d'enfants y furent
exterminés. Ces images inédites sont réunies dans un album
accessible sur le site du musée. (18-02-08)
Léon
TROTSKY
Mise en ligne progressive de l'œuvre complète.
Liens
brisés
© LittératureS & CompagnieS
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"Tant
de villes rasées, tant de nations exterminées, tant de
millions de peuples passés au fil de l'épée, et la plus
riche et belle partie du monde bouleversée pour la négociation
des perles et du poivre ! Mécaniques victoires."
Montaigne
Le symbolisme de la spirale est opposé à celui du cercle; le cercle est religieux,
théologique; la spirale, comme le cercle déporté à l'infini, est dialectique
: sur la spirale, les choses reviennent, mais à un autre niveau : il y a retour
dans la différence, non ressassement dans l'identité (pour Vico, penseur audacieux,
l'histoire du monde suivait une spirale). La spirale règle la dialectique de
l'ancien et du nouveau; grâce à elle, nous ne sommes pas contraints à penser
: tout est dit, ou : rien n'a été dit, mais plutôt rien n'est premier et cependant
tout est nouveau.
Roland Barthes, l'Obvie
et l'Obtus, p 199
“The
time is out point”
(Le temps est hors de ses gonds)
Shakespeare, Hamlet
(…)
pourquoi nos sociétés riches et libres sont-elles devenues
incapables d’exercer durablement une
influence émancipatrice sur le reste du monde ? Pourquoi
les Lumières dont nous pensons encore être encore les messagers
se trouvent-elles récusées – ou combattues – un peu partout
sur la planète ?
Jean-Claude
Guillebaud La
Trahison des lumières, p 28, 1995
Le
mondial contre l’universel
Depuis
des siècles, la question de l’universel hante l’histoire
occidentale. C’est une «question maudite». Elle alimente
quiproquos et malentendus. Elle brouille les catégories,
subvertit les positions religieuses ou politiques, fait périodiquement
lever fantasmes et intolérances. Elle nourrit également des
symétries simplificatrices: l’universel opposé au particulier,
l’émancipation citadine contre le crétinisme villageois,
l’aspiration au même congédiant la singularité, l’internationalisme
planétaire substitué au chauvinisme national,
l’aventure de l’esprit contre l’enracinement naturalisme,
la morale contre la pluralité des valeurs, l’idée contre
le lieu, l’errance créatrice contre l’enracinement, etc.
Derrière ces dualismes querelleurs, la même question se trouve
opposée: celle de l’universel. Elle peut être formulée en
peu de mots: existe-t-il un principe d’humanité, une valeur
d’essence supérieure, capable de transcender les différences
de races, de culture ou de sexe pour définir notre commune
humanité ? Cette valeur doit-elle l’emporter sur toues les
autres ? Voilà bien une question décisive.
Jean
Claude Guillebaud, La Refondation du monde, Seuil ed, p 185,
1999. |