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A
Actuel
Marx
Revue internationale, vouée à la réception et à la
discussion des questions théoriques fondamentales et des problématiques
nouvelles, elle s’adresse au large public des diverses disciplines : philosophie, économie,
droit, histoire, sciences sociales, art et culture.
Actuel Marx propose chaque année deux numéros de 224 pages, ayant
chacun un thème propre, ainsi que des rubriques d’intervention ;
elle accorde une large place à la discussion des travaux de langue étrangère.
La collection Actuel Marx Confrontation constitue un autre volet de son programme.
Chaque volume forme un livre, centré sur un thème qui lui donne
son titre. Il comporte également un ensemble d'interventions sur les questions
théoriques en débat et les mutations historiques en cours. On y
trouve enfin la recension d'une vingtaine d'ouvrages choisis dans la production
internationale de l'année, ainsi que la présentation, souvent commentée,
d'une centaine d'autres parutions nouvelles.
Actuel Marx a pour objet l'étude de la société et de la
culture contemporaines.
Son activité s'appuie sur le fait qu’après la disparition
des formes de société et d'organisation se réclamant du
marxisme, il se développe, hors de toute orthodoxie, notamment dans les
grands pays développés, une importante production intellectuelle
qui renouvelle les traditions marxistes et les confronte et les associe, de façons
diverses, aux autres composantes majeures de la culture contemporaine.
Depuis sa fondation en 1987, la revue s'est proposée d'être un laboratoire
de ces nouvelles réélaborations néomarxistes et postmarxistes.
Bien que sa dominante soit philosophique, elle travaille dans le champ des diverses
disciplines : philosophie, économie, droit, histoire, sciences sociales.
Elle occupe ainsi une place unique dans l'ensemble des publications concernant
le marxisme.
Elle a peu a peu constitué autour d'elle, une véritable communauté scientifique,
en relation avec les principaux autres centres comparables dans les diverses
aires culturelles, notamment anglo-saxonne, allemande, italienne, espagnole,
portugaise et japonaise. Ses articles sont régulièrement traduits
en diverses langues. (27-04-09)
Astérion philosophie,
pensée politique, histoire des idées.
Cette revue est remarquable
par sa qualité éditoriale et par la diversité des domaines traversés.
De surcroît, tous les numéros à venir seront intégralement en ligne.
Nous vous la recommandons tout particulièrement.
" Publiée par l'ENS LSH, cette revue électronique à comité de
lecture traite de philosophie, d'histoire des idées, de pensée
politique. Elle privilégie deux axes principaux : d'une part l'histoire
de la philosophie, des sciences et des sensibilités dans la constitution
de la modernité, depuis l'humanisme jusqu'aux Lumières et au-delà,
d'autre part l'histoire de la pensée politique en Europe, du XVIe
au XXe
siècle."
B
C
Le
Café philo par Philippe Mengue
Contrepoint
Philosophique
"Le savoir
bloque-t-il la pensée ? Nous croyons quant à nous à l'urgence
d'un questionnement informé. Les textes que vous trouverez
ici, tente dans leur diversité de répondre à ce
défi. Il est peut-être un malentendu dont la philosophie
est aujourd'hui sollicitée. On attend d'elle des cautions
et des réponses ; elle doit, au contraire, réveiller à l'urgence
qui sauve l'homme de l'enfermement dans ses savoirs, son ignorance,
sa résignation."
Une revue importante qu'il demande une lecture régulière tant elle
diverse, profuse, ambitieuse dans son projet.
Philosophie ;
Ethique, Esthétique, Politiques, Humorales. (18-07-04)
D
Dogma .
Revue "électronique" animée par Thierry Simonelli
qui publie des textes de qualité sur la philosophie, la psychanalyse,
la philosophie du droit, l'éthique, l'épistémologie. Récemment créée
sur le web et qui met en ligne des textes de spécialistes dans
les domaines évoqués.
E
Ethnologie
comparée
Le Centre d'études et de recherches comparatives en ethnologie
de l'université de Montpellier III lance Ethnologie Comparée, la première
revue d'ethnologie sur le Web français.
Etudes
Françaises Derrida lecteur Revue
canadienne.
F
G
H
I
Implications
philosophiques NOUVEAU
(14-04-10)
Revue
électronique de philosophie à comité de lecture.
Elle est en accès libre et publie en flux continu au rythme
moyen de deux articles par semaine. Vous pouvez lire ici le projet
éditorial.Depuis son lancement, la revue a progressivement
rassemblé autour de son projet éditorial un réseau
inter-universitaire et interdisciplinaire de 30 auteurs (Paris
I, Paris IV, Paris VIII, ENS, EHESS…), et un comité
scientifique de chercheurs reconnus qui s’impliquent dans
la relecture des articles scientifiquement normés.Répondant
à un véritable désir de mieux comprendre
le monde contemporain et ses implications, le site est parvenu
en quelques mois à rencontrer son public, et c’est
ainsi plus de 15 000 lecteurs qui, chaque mois, suivent les publications
bi-hebdomadaires.
J
Journal
des Etudes de la Cabale
Revue en ligne dédiée à la
recherche dans le domaine de la cabale, ancienne ou contemporaine.
Elle accueille des articles, des comptes-rendus d'ouvrages, et
diverses ressources bibliographiques, ainsi que des archives regroupant
des textes précédemment publiés sur papier et des travaux d'étudiants
chercheurs (mémoires, dissertations). Elle annonce les colloques,
les séminaires universitaires et les événements de la vie de la
recherche. (30-06-03)
K
L
Labyrinthe //
"Labyrinthe est une revue fondée en 1998. Elle a pour ambition d’être
un lieu de recherche et d’expérimentation dans le domaine des savoirs
littéraires, philosophiques, historiques et sociaux. Elle est ouverte à tous
les chercheurs, exigeants et curieux, quels que soient leur âge, leur statut
et leurs orientations théoriques. Labyrinthe s’efforce en particulier
d’accueillir autant de premières publications qu’il est possible. Hors
de toute institution, de toute orthodoxie, la revue est interdisciplinaire ou,
mieux, indisciplinée. Parce qu’il faut défendre la complexité,
l’inachèvement et le fragmentaire, Labyrinthe entend encourager
le déplacement du regard, la mise en œuvre d’approches croisées
et la circulation des savoirs. À partir de notions, d’objets, de
contextes ou d’espaces spécifiques, la revue cherche à ouvrir
un lieu de travail réellement collectif, tout en respectant les modes
d’argumentation, les protocoles d’expérience et la liberté d’écriture
propres à chacun. Labyrinthe
voudrait ainsi donner aux chercheurs l’occasion d’interroger leurs
pratiques, de saisir les écarts qui les différencient et d’éprouver
les rapprochements possibles."
De nombreux numéros sont en ligne. (10-04-06)
M
Le
site de la médiologie
Élucider
les mystères et paradoxes de la transmission culturelle
- tel est le but de la médiologie.
On s'efforce de comprendre comment une rupture dans nos méthodes
de transmission et de transport suscite une mutation dans les
mentalités et les comportements et, à l'inverse,
comment une tradition culturelle suscite, assimile ou modifie
une innovation technique.
Le regard, plus généralement, porte sur les interactions
technique/culture, au carrefour des formes dites supérieures
de la vie sociale (religion, art, politique) et des aspects les
plus humbles de la vie matérielle (usuels, banals, triviaux).
La
médiologie n'est pas une doctrine, ni une morale. Encore
moins une «nouvelle science». C'est avant tout une
méthode d'analyse, pour comprendre le transfert dans la
durée d'une information (transmission). Non un domaine
spécial de connaissance (comme l'est la sociologie des
médias) mais, plus largement, un mode original de connaissance,
consistant à rapporter un phénomène historique
aux médiations, institutionnelles et pratiques, qui l'ont
rendu possible. On se conduit en médiologue chaque fois
qu'on tire au jour les corrélations unissant un corpus
symbolique (une religion, une doctrine, un genre artistique, une
discipline, etc.), une forme d'organisation collective (une église,
un parti, une école, une académie) et un système
technique de communication (saisie, archivage et circulation des
traces). Ou, plus simplement, quand on met en ligne un dire, la
façon de le dire et qui tient à le redire. (...)
(16-04-08)
Dominique
Molinier (Blogs) NOUVEAU
-
Apprendre
la philosophie (Manuel
pour les élèves de classe Terminale) (12-12-09)
-
De la
Philosophie (Philosophie théorique / Théorie
de la philosophie) (12-12-09)
-
Enseigner
la philosophie (Informations sur l'enseignement de
la Philosophie en France et sur la formation des professeurs)
(12-12-09)
-
La Non-Philosophie ( Informations et recherches sur
la "Non-Philosophie", discipline inventée par
François Laruelle pour introduire "la démocratie
dans la pensée") (12-12-09)
-
Les
Livres de Philosophie (notes de lecture) (12-12-09)
-
Nouvelles
philosophiques (12-12-09)
-
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
"Fantaisie
mystérieuse de la nature"
Il
faut que l’homme retrouve dans ce monde non seulement un
domicile mais aussi un «chez soi», que son monde ait un ordre,
une culture, un style. Qu’on y respecte avec sensibilité,
même si ce doit être au
détriment de la productivité, le profil du paysage ; qu’on
vénère la fantaisie mystérieuse de la nature, de ses couleurs,
et la multitude des liens impénétrables qui la rendent homogène ;
que les villes et les rues aient leur caractère particulier,
leur atmosphère unique ; que la vie humaine ne se réduise
pas à la production répétitive des biens et à leur consommation,
mais que des possibilités multiples lui soient ouvertes ;
que les gens cessent d’être un troupeau, une marchandise
manipulable et uniformisée, consommateurs de culture télévisée.
Vaclav Havel, Interrogatoires à distance, ed. de l’Aube, 1989
Le
système politique de l'Occident
"Le système politique
de l'Occident semble être une machine double, fondée sur la dialectique
entre deux éléments hétérogènes et, en quelque manière, antithétiques
: le droit et la violence pure. Tant que ces éléments restent séparés,
leur dialectique peut fonctionner, mais quand l'état d'exception
devient la règle, alors le système politique se transforme en un appareil de
mort."
Giorgio Agamben
"On
peut lire un texte (qui n'existe pas en "soi")
comme un témoignage dit sérieux ou authentique, comme une
archive ou comme un document, comme un symptôme ou comme
l'œuvre d'une fiction littéraire qui stimule tous les
statuts énumérés."
Jacques Derrida, Droit de regard.
DIVERSITÉ DES
CULTURES
La
nécessité de préserver la diversité des cultures dans un monde
menacé par la monotonie et l'uniformité n'a certes pas échappé aux
institutions internationales. Elles comprennent aussi qu'il ne
suffira pas, pour atteindre ce but, de choyer des traditions locales
et d'accorder un répit aux temps révolus. C'est le fait de la diversité qui
doit être sauvé, non le contenu historique que chaque époque lui
a donné et qu'aucune ne saurait perpétuer au-delà d'elle-même.
Il faut donc écouter le blé qui lève, encourager les potentialités
secrètes, éveiller toutes les vocations à vivre ensemble que l'histoire
tient en réserve; il faut aussi être prêt à envisager sans surprise,
sans répugnance et sans révolte ce que toutes ces nouvelles formes
sociales d'expression ne pourront manquer d'offrir d'inusité. La
tolérance n'est pas une position contemplative, dispensant les
indulgences à ce qui fut ou à ce qui est. C'est une attitude dynamique,
qui consiste à prévoir, à comprendre et à promouvoir ce qui veut être.
La diversité des cultures humaines est derrière nous, autour de
nous et devant nous. La seule exigence que nous puissions faire
valoir à son endroit (créatrice pour chaque individu des devoirs
correspondants) est qu'elle se réalise sous des formes dont chacune
soit une contribution à la plus grande générosité des autres.
Claude
Lévi-Strauss, Le double sens du progrès, in Race et histoire, éditions
Gonthier, UNESCO, 1961.
Liens
brisés
© LittératureS & CompagnieS
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Ce
qui se prépare à un rythme incalculable et très rapide,
c'est un nouvel homme bien sûr, un nouveau corps de l'homme,
un nouveau rapport du corps de l'homme aux machines. On
aperçoit déjà cette transformation. Quand je parle des
machines, je pense aussi bien aux machines à signes qu'aux
machines de mouvement, de déplacement. C'est même la station
debout qui se trouve changée, ledit "homme" est
en train de traverser une zone de grande turbulence. Là encore,
je n'ai pas de réponse unilatérale. Tous les éléments de
cette mutation en cours me font peur et en même temps me
paraissent devoir être salués et affirmés. Ce que je dois
faire dans ces cas-là, c'est avouer, déclarer, rendre manifeste
de la façon la plus formalisée possible, cette contradiction
de mon désir. Je suis attachés aux formes existantes ou
héritées de la condition humaine, du corps de l'homme,
de ce qui lui est proche, de son rapport au politique,
aux signes, aux livres, au vivant, et en même temps je
ne veux pas dire non à tout ce qui vient de l'avenir. Qu'il
s'agisse du vivant, des prothèses, des greffes, du génome,
de toute l'aventure technologique de communication, des
médias qui transforment profondément l'espace public et
privé. Jacques Derrida,
Sur Parole, ed de l'Aube, 1999
On
peut lire un texte (qui n'existe pas en "soi")
comme un témoignage dit sérieux ou authentique, comme une
archive ou comme un document, comme un symptôme ou comme
l'œuvre d'une fiction littéraire qui stimule tous
les statuts énumérés. Jacques
Derrida, Droit de regard.
Formellement
(...), la propriété dépend essentiellement d'un certain
morcellement des choses : s'approprier, c'est fragmenter
le monde, le diviser en objets finis, assujettis à l'homme, à proportion
même de leur discontinu : car on ne peut séparer sans finalement
nommer et classer, et dès lors, la propriété est née.
Roland
Barthes, "L'Aventure sémiologique", 1985, Seuil,
ed.
Dès
qu'il y a société, tout usage est converti en signe de
cet usage. (...) Cette sémantisation universelle des usages
est capitale : elle traduit le fait qu'il n'y a du réel
qu'intelligible Roland Barthes, "Système
de la mode", 1967, Seuil, ed.
LOGOSPHERE
Tout ce que nous lisons et
entendons, nous recouvre comme une nappe, nous entoure et nous
enveloppe comme un milieu : c'est la logosphère. Cette logosphère
nous est donnée par notre époque, notre classe, notre métier
: c'est une "donnée" de notre sujet. Or , déplacer
ce qui est donné ne peut être que le fait d'une secousse
; il nous faut ébranler la masse équilibrée des paroles,
déchirer la nappe, déranger l'ordre lié des phrases, briser les
structures du langage (toute structure est un édifice de niveaux).
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p244, in "Brecht
et le discours", 1975
DISCOURS
POLITIQUE ET ORIGINE RELIGIEUSE
Combien il serait passionnant,
pourtant (et peut-être utile) de pouvoir lire la politique dans
l'épaisseur de son texte. Derrière la rationalité des grands
systèmes occidentaux, tel le marxisme, peuvent se tenir des logiques,
des tours, des protections, des astuces qui appartiennent à tout
un autre univers. Sous le discours de l'homme politique, toujours
rétablir l'origine religieuse .
Roland Barthes, Chroniques du Nouvel Observateur,
du 29/1/79
Nos
sociétés ne tiennent-elles pas debout grâce à des «valeurs» (civisme,
conscience professionnelle minimale, respect des interdits
fondateurs, etc.) qui ne survivent elles-mêmes qu’en mobilisant
je ne sais quel «sacré» résiduel ou dégradé ? Nous ne serions
plus enté que sur des «lambeaux» d’humanité perdue, nos
vies collectives ne reposeraient plus que sur des «reliquats» spirituels,
des gisements en voie d’épuisement et que, en tout cas,
rien ne renouvelle plus.
Maurice
Bellet, La seconde humanité. De l’impasse majeure de ce que nous
appelons l’économie, Desclée de Brouwer, 1994
L'intellectuel
A
mes yeux, l'intellectuel n'a pas à faire valoir son discours
sur celui des autres. Il essaie plutôt de donner place au
discours des autres. Cela ne veut pas dire qu'il doive se taire,
car on tomberait dans le masochisme... Son rôle est d'ouvrir
des possibilités de discours, et de mêler le sien
aux autres, d'entrelacer son discours avec celui des autres, comme
un support.
L'intellectuel
n'a plus non plus de fonction prophétique. Au lieu de
se demander : « Qu'est-ce que ça va être
? », « Vers quoi faut-il aller ? », on essaie
plutôt de poser des questions au présent : « Que
se passe-t-il ? », « Qui sommes-nous ? ».
Au lieu de donner un coup de sifflet et de mettre tout le monde
en rang pour proclamer « Voilà l'objectif ! »,
mieux vaut chercher à comprendre ce qui se passe actuellement,
ce que nous faisons, quels sont les rapports de pouvoir qui
passent à travers nous sans que nous le sachions, quel
est donc l'événement que nous constituons, ou
bien dont nous sommes les dupes ; et mieux vaut encore se demander
: « Qui sommes-nous en train de duper ? », « Où sont
les pièges ? », etc. Pour moi, ce qui constitue
aujourd'hui les intellectuels, c'est cette inquiétude
de l'actualité. Nous sommes plutôt journalistes
que prophètes, mais journalistes de nous-mêmes.
Voilà les fonctions qu'on a essayé de dégager.
Michel
Foucault Entretien avec Roger- Pol Droit, juin 1975 |