|
Richard
AVEDON (1923-2004), Biographie.
Jean-Baptiste
AVRIL
Birmanie, Bosnie, Israël, Thaïlande... Jean-Baptiste Avril arpente
le monde, appareil photo à la main. En tête, "une certaine
idée de l'indépendance", et le désir de rechercher "une
vérité nichée dans l'Histoire douloureuse de ses contemporains".
Et, de temps à autre, un souffle, une respiration : "La rencontre
silencieuse avec le béton, dans le calme des dimanches matins, quand la
ville dort encore et que les rumeurs sont au repos." "Instants fragiles
et sentencieux" entre tous, à jamais immortalisés. (28-09-04)
Roger
BALLEN, exposition à la BNF. (05-03-06)
Alain
BRUNET
Le travail photographique d'Alain Brunet réinterprète
le rapport à l'histoire
de la peinture par un jeu de citations. Mais à côté, en même
temps, dans un geste autre, il "photographie avec la main" ou change
le niveau de perception, donne des visions de la réalité qui sont
inédites et, partant, étranges. Il classe son travail en donnant des
noms de domaines : "Champs", "Ecrans", "Sols", "interludes
porno", "pare-brises", "rapidité", etc, mais
les uns et les autres cohabitent, fusionnent, se répondent dans une sorte
de grande unité. Suivons ce travail audacieux et pertinent. Visible et
réflexif, en somme. (26-12-08)
Despantin & Gobéli
Photographies, expositions,
textes, actualités, liens. (29-07-04)
Bruno
de Cuyper
Le photographe belge Bruno de Cuyper se reconnaît "un coup de cœur",
une référence essentielle : Robert Doisneau. Et de donner cette
définition de son art : "L'émotion, la beauté, la
vision de la réalité qui remue notre inconscient", celui
des personnes qui regardent et celui du photographe. "Quand je découvre
mes planches contact, il se passe comme une sorte d'alchimie, un sentiment
de nostalgie, sans doute le résultat inconscient de mes désirs." (21-08-04)
Denis
DARZACQ
<<Quand l’ascenseur
social est en panne il faut savoir rebondir.
Entre l’envol et la chute, l’homme parachuté dans la cité apprend à maîtriser
sa trajectoire. A la matière brute de l’architecture, il oppose
l’élasticité de
son corps et de ses désirs. Cet exercice de gravitation
en appelle à une stricte discipline, même si ce n’est
pas celle acquise sur les bancs de l’école. Après
les émeutes de l’automne dernier, le photographe Denis
Darzacq a réalisé seize de ces photos périlleuses
qui disent, à froid, les turbulences et la vie en équilibre
précaire.>> Natacha Wolinski? Beaux-Arts
magazine juin 2006? (17-08-08).
Gisèle
DIDI Gisèle Didi est photographe : elle prend
des photos : d'abord de sa vie (chaque jour de l'année
2001 a ses images dans ses Chroniques ordinaires), mais
aussi des clichés aléatoires, des portraits d'invités,
des instantanés de rencontres. On découvrira également
sur son site des travaux sur des scènes de la vie juive,
ou bien sur les femmes à nattes. Le regard qu'elle y porte
est on ne peut plus personnel, pas du tout complaisant. (04/09/02)
HCB
Caroline
ZIOLKO,
Henri Cartier-Bresson : le Leica, la rue, la vie en franc-tireur
de la Street Photography
(05-04-09)
Fondation
Henri Cartier Bresson
Henri
Cartier Bresson De qui s'agit-il ?
Un dossier réalisé par le BNF à la suite d'une exposition
en 2003.
Henri
CARTIER-BRESSON "La
photographie, une suite de coïncidences" merveilleuses" Propos
recueillis par Michel Guerrin (Le
Monde du 06-08-04)
Henri
Cartier-Bresson, Repères biographiques.
Tête à Tête
Une exposition de la National Gallery de Londres, organisée en 2000
*La même exposition sur le site du Washington
Post photology.com
Un site de photographies italien qui montre des photos d'Henri Cartier-Bresson
Peter
Fetterman gallery La
galerie virtuelle
Les photographies présentées ne laissent pas indifférent. (11-08-04)
—————————————————————————————————
One
millimeter a day
Le photographe américain Chris Hornbecker, basé
à Portland (Oregon), serait d'un tempérament plutôt
patient et minutieux... Son projet 1 millimeter a day (un millimètre
par jour) mérite à ce titre le coup d'œil.
Objectif : prendre quotidiennement une photographie selon une
règle bien précise : à partir d'une focale
à 14 mm, ouvrir chaque jour un peu plus la lentille de
son appareil d'un millimètre. Entamé l'année
dernière, la série s'est clôturée le
21 janvier dernier, l'objectif de son appareil ayant atteint une
ouverture maximale de 400 millimètres. Les archives en
libre accès du site - où l'on peut se rendre directement
sur un numéro de focale - font voir des clichés
étonnants, des paysages et des éléments architecturaux
dévoilés sous un jour nouveau, grâce aux changements
de perspective. (13-09-09)
Simon
Hoegsberg. NOUVEAU
(06-04-10)
100 mètres à l'échelle existentielle. Le
photographe anglais Simon Hoegsberg est l'auteur de We're all
gonna die, un petit exploit technique : réaliser une photo
de 100 mètres de large mettant en scène 178 personnes
sur un pont de gare à Berlin durant l'été
2007. Dix-sept mois de labeur ont été nécessaires.
Dominique
HOUET Port-folio d'écrivains contemporains
Il
photographie les écrivains reçus par la librairie
L'Arbre à Lettres de Lille (avec la complicité et
l'écriture de Marie Delvigne) et propose ces clichés.
(29-12-04)
Nicéphore
Niépce
Sous la forme d'un musée, la ville de Chalon-sur-Saône rend hommage au plus illustre
de ses enfants : Nicéphore Niépce. Véritable inventeur de la photographie, associé de
Daguerre, Niépce est beaucoup moins connu que l'inventeur des daguerréotypes.
Grâce à une biographie et à une présentation de ses travaux, on peut juger de
son apport essentiel. En complément, le musée consacre des rubriques à la daguerréotypie
et à la calotypie, rendant hommage au passage à Talbot. Talbot, Daguerre, Niépce
: trois inventeurs pour une seule invention.
FILH Les Planches
Le photographe Filh estime que "le réel ne peut plus
se condenser en une image unique et décisive". Pour
lui, "le monde éclate en mille éclats numériques
et se déforme, se reforme en une fiction photogra-phique
formelle et morcelée (seule façon de toucher le réel
sans qu'il se dérobe) dont les interstices laissent peut-être
quelque espoir d'entrevoir l'autre côté du décor".
Si l'aventure des Planches est aujourd'hui finie, son "exploration
par le nombre se poursuit, toujours à la recherche d'une
voie vers un autre monde". >> Deviations (30-10-04)
Bruno
Nuttens darium.net
Carnets
photographique (07-08-06)
Alex
Sievers
Galeries
de photos sur la nature et les voyages. Découvrez des photos de villes,
villages, paysages... de tous les continents. Visitez notamment le
portfolio (séries monochromes, paysages ou portraits).
(20-07-04)
Shadow
and light (ombre et lumière)
De très belles
images par Nicolai Cornell mais la navigation dans le site n'est
pas aisée.
(03-08-05)
Phillip TOLEDANO
Le
photographe américano-marocain Phillip
Toledano a accompagné son
père âgé de 97 ans dans sa maladie, ce dernier étant
atteint de sérieux problèmes de mémoire à court terme.
Ainsi, Days with My Father est une série de photographies crues, un témoignage
poignant, voire éprouvant, du calvaire du père, mais duquel émane
l'image d'un amour partagé qui va bien au-delà de
la mort.
Tronches
de vie
Tony Milani, photographe voyageur, parcourt le monde à la recherche de
ses "Tronches de vie".
Ses portraits en noir et blanc, rapportés d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique
Centrale, composent une émouvante mosaïque humaine. Un travail de
témoignage à faire d'urgence, avant que le rouleau compresseur
de la mondialisation uniformise ce monde qui s'efface. (11-08-04)
Liens
brisés
©
LittératureS & CompagnieS
|
"Le
dessin et la couleur ne sont point distincts. Au fur et à mesure
que l'on peint, on dessine. Plus la couleur s'harmonise, plus
le dessin se précise. Quand la couleur est à sa
richesse, la forme est à sa plénitude."
" La lumière et l'ombre sont un rapport de couleurs. Il n'y a ni
peinture claire, ni peinture foncée, mais simplement des rapports de tons.
Quand ceux-ci sont mis avec justesse, l'harmonie s'établit toute seule."
" Faire un tableau, c'est composer. La peinture est l'art de combiner des
effets, c'est à dire d'établir des rapports entre les couleurs,
les contours et les plans." Paul Cézanne
" L'an
dernier j'ai suivi Claude Monet à la recherche d'impressions.
Ce n'était plus un peintre, en vérité,
mais un chasseur. Il allait, suivi d'enfants qui portaient
ses toiles, cinq ou six toiles représentant le même
sujet à des heures diverses et avec des effets différents.
Il les prenait et les quittait tour à tour, suivant
les changements du ciel. Et le peintre, en face du sujet, attendait,
guettait, le soleil et les ombres, cueillait en quelques coups
de pinceau le rayon qui tombe ou le nuage qui passe, et, dédaigneux
du faux et du convenu, les posait sur la toile avec rapidité.
Je l'ai vu saisir ainsi une tombée étincelante
de lumière sur la falaise blanche et la fixer à une
coulée de tons jaunes qui rendaient étrangement
surprenant l'effet de cet insaisissable et aveuglant éblouissement.
Une autre fois, il prit à pleines mains une averse abattue
sur la mer et la jeta sur sa toile. Et c'était bien
de la pluie qu'il avait peinte ainsi, rien que de la pluie
voilant les vagues, les roches et le ciel à peine distincts
sous ce déluge."
La vie d'un paysagiste, 28 septembre Maupassant,
1886
" Dire
que la couleur est redevenue expressive, c'est faire son histoire.
Pendant longtemps, elle ne fut qu'un complément du dessin.
Raphaël, Mantegna ou Dürer, comme tous les peintres
de la Renaissance, construisent par le dessin et ajoutent ensuite
la couleur. Au contraire les Primitifs italiens et surtout
les Orientaux avaient fait de la couleur un moyen d'expression...
De Delacroix à Van Gogh et principalement à Gauguin
en passant par les impressionnistes qui font du déblaiement
et par Cézanne qui donne l'impulsion définitive
et introduit les volumes colorés, on peut suivre cette
réhabilitation du rôle de la couleur, la restitution
de son pouvoir émotif." Matisse (1945)
" L'Art moderne repousse généralement la plupart des moyens
de plaire mis en œuvre par les grands artistes du temps passé [...]
Les peintres nouveaux procurent à leurs admirateurs des sensations artistiques
uniquement dues à l'harmonie des lumières impaires [...]C'est un
art plastique entièrement nouveau. Il n'en est qu'à son commencement
et n'est pas aussi abstrait qu'il voudrait l'être. La plupart des nouveaux
peintres font bien de la mathématique sans le ou la savoir, mais ils n'ont
pas encore abandonné la nature qu'ils interrogent patiemment à cette
fin qu'elle leur enseigne la route de la vie."
Les peintres cubistes, Guillaume Apollinaire 1913
" A
cet égard, on comprend l'hésitation et même
le recul de quelques uns devant la peinture de Nicolas de Staël
d'apparence trop élémentaire pour eux. Ils lui
cherchaient une profondeur, et celle-ci, il la leur présentait,
comme fond les grands artistes, tout en surface, et avec ce
dépouillement qui est si long à obtenir à partir
d'une richesse originelle, dépouillement d'ailleurs
qui n'entame en rien cette richesse. [...] Cette peinture faite à l'aide
des sensations tactiles et motrices, qui emploie la truelle
et le couteau plus que le pinceau, finit par caresser le cœur.
C'est -comment dire ?- une sorte de rêve abstrait."
Portrait posthume de Nicolas de Staël, Jean Grenier 1955
|