Littérature
Philosophie
Psychanalyse
Sciences humaines
Arts
Histoire
Langue
Presse et revues
Éditions
Autres domaines
Banques de données
Blogs
Éthique, Valeurs
Informatique, Média
Inclassables
Pays, Civilisations
Organisme , Ministères
Politique, Associatif
Sciences & techniques
Mélanges
Textes en ligne
Compagnie de la Lettre

Au Temps, Dictionnaire
Patrick Modiano


Quitter le Temps Blog

Quitter le Temps 2

Décoller du Temps

re présentations

Ressources universitaires

Plan du site
Presentation in english
Abonnement à la Lettre

Rechercher

© LittératureS & CompagnieS
1999-2012

 


Architecture

Architecture (Les Signets de la BNF) (28-04-07)

 

Archi.fr
Objectif de ce site : réaliser un traitement coopératif des informations sur leurs activités et leurs fonds documentaires respectifs;
mettre en oeuvre des méthodes et services interactifs pour la transmission de savoirs issus de la pratique professionnelle, de l'enseignement ou de la recherche ; créer un site numérique partagé, ouvert au débat d'idées et au service de la création architecturale. (14-01-07)

Archicoll.com
De nombreuses informations critiques en ligne. (13-01-07)

 

CiteChaillot
Cité de l'architecture et du patrimoine. Musée, activité, expositions, portail documentaire. (14-01-07)

 

Europan
Urbanité européenne et projets stratégiques. Dossiers, vidéos, débats, actualités, concours. (13-01-07)

La Fabrique
La FABRIQUE d'architecture, d'urbanisme, de paysage. Base de données associative et observatoire indépendant d'architecture, d'urbanisme et de paysage. (13-01-07)

 

 

Ressources du Ministère de la culture - Patrimoine

L'urgence permanente    
À la dernière Biennale d'architecture de Venise, l'équipe responsable du pavillon français a organisé une « plate-forme d'échanges » sur la question  urbaine. L'urgence permanente propose une galerie des intervenants qui se recrutent parmi les grands noms de l'architecture et de la recherche universitaire. On  trouve également des extraits des débats ainsi que des notices sur des villes et pays.   

Structurae   
Une immense base de données des grandes constructions et des ouvrages d’art. 

Franck Lloyd WRIGHT  Dossier de l'Encyclopédie de l'Agora. (27-08-03)

 

 


Liens brisés

 © LittératureS & CompagnieS

 


 

De la surface vers le 'centre vital interne' de l'œuvre d'art : observer d'abord les détails à la superficie visible de chaque oeuvre en particulier (...); puis grouper ces détails et chercher à les intégrer au principe créateur qui a dû être présent dans l'esprit de l'artiste; et finalement revenir à tous les autres domaines d'observation pour voir si la 'forme interne' qu'on a essayé de bâtir rend bien compte de la totalité. 
Léo Spitzer, Etudes de style, Editions Gallimard, Paris, 1970, pp. 60 et 61.

 

Renoncer en quelques sorte à connaître l'art de penser et d'écrire dans ce qu'il y a de plus fin et de plus délicat : ce serait à-peu-près renoncer à connaître les lois, les principes du goût. 
P. Fontanier, Les figures du discours, Éditions Flammarion, Paris, 1977, p. 67.

 

Quand je peins, je suis dans ce que je ne sais pas. Claude Viallat

 

 

"L'architecture, en prenant l'homme comme modèle, le reproduit et le projette hors de lui-même. Cette projection n'est pas infinie : elle a pour but de baliser l'espace dans lequel l'homme flotterait, sinon, sans repères.". Elle a pour but de ramener à la mesure humaine la démesure de l'univers".
Catherine Millet, "Architectures de Jean Dubuffet", in Art press, n°45, février 1981  

                                   

Lorsqu'un artiste lutte avec la matière, toile, bois, son, mots, bien que cette lutte produise, chemin faisant, des imitations précieuses sur lesquelles nous pouvons réfléchir sans fin, c'est tout de même cette lutte et cette lutte seule qu'en dernière instance il nous dit : c'est là sa première et dernière parole.   

Roland Barthes, "Sollers écrivain" 1978, Seuil ed.

 

 

Dans l'appréhension que nous avons des objets, on oublie trop souvent une détermination pourtant décisive : le niveau de perception : en subvertissant simplement la taille des objets présentés, on crée des objets tout nouveaux, bien que ce soit toujours le même référent : changer de niveau de perception c'est révéler l'inconnu.             

Roland Barthes, "Préface" à un album de photographies de Lucien Clergues, "Langage des sables", Agep, ed, 1980

 

 

 

Quels que soient les avatars de la peinture, quels que soient le support et le cadre, c'est toujours la même question : qu'est-ce qui se passe là ? Toile, papier ou mur, il s'agit d'une scène où advient quelque chose (et si, dans certaines formes d'art, l'artiste veut délibérément qu'il ne se passe rien, c'est encore là une aventure). Aussi faut-il prendre le tableau (gardons ce nom commode, même s'il est ancien) pour une sorte de théâtre à l'italienne : le rideau s'ouvre, nous regardons, nous attendons, nous recevons, nous comprenons; et la scène passée, le tableau disparu, nous nous souvenons : nous ne sommes plus les mêmes qu'avant : comme dans le théâtre antique, nous avons été initié.
Roland Barthes, l'Obvie et l'Obtus, Seuil ed,  p 63, 1982 

 

 

ÊTRE MODERNE (1)
Être moderne, n'est-ce pas connaître vraiment ce qu'on ne peut pas recommencer.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p77, "De l'œuvre au texte"

 

 

ÊTRE MODERNE (2)
Être moderne, c'est savoir ce qui n'est plus possible.
Roland Barthes, Requichot et son corps  (1973) , in l'Obvie et  l'Obtus, Seuil ed,  p 211, 1982

 

 

LA REPRÉSENTATION
Au sens courant, qui est celui dont relève l'œuvre classique, la représentation désigne une copie, une illustration, une figure analogique, un  produit ressemblant ; mais au sens étymologique, la re-présentation n'est que le retour de ce qui s'est présenté ; en elle le présent dévoile son paradoxe qui est d'avoir déjà  eu lieu (…)
(Roland Barthes, Requichot et son corps (1973) , in l'Obvie et l'Obtus, Seuil ed,  p 207, 1982)

"Le dessin et la couleur ne sont point distincts. Au fur et à mesure que l'on peint, on dessine. Plus la couleur s'harmonise, plus le dessin se précise. Quand la couleur est à sa richesse, la forme est à sa plénitude."
" La lumière et l'ombre sont un rapport de couleurs. Il n'y a ni peinture claire, ni peinture foncée, mais simplement des rapports de tons. Quand ceux-ci sont mis avec justesse, l'harmonie s'établit toute seule."
" Faire un tableau, c'est composer. La peinture est l'art de combiner des effets, c'est à dire d'établir des rapports entre les couleurs, les contours et les plans." Paul Cézanne

" L'an dernier j'ai suivi Claude Monet à la recherche d'impressions. Ce n'était plus un peintre, en vérité, mais un chasseur. Il allait, suivi d'enfants qui portaient ses toiles, cinq ou six toiles représentant le même sujet à des heures diverses et avec des effets différents. Il les prenait et les quittait tour à tour, suivant les changements du ciel. Et le peintre, en face du sujet, attendait, guettait, le soleil et les ombres, cueillait en quelques coups de pinceau le rayon qui tombe ou le nuage qui passe, et, dédaigneux du faux et du convenu, les posait sur la toile avec rapidité. Je l'ai vu saisir ainsi une tombée étincelante de lumière sur la falaise blanche et la fixer à une coulée de tons jaunes qui rendaient étrangement surprenant l'effet de cet insaisissable et aveuglant éblouissement. Une autre fois, il prit à pleines mains une averse abattue sur la mer et la jeta sur sa toile. Et c'était bien de la pluie qu'il avait peinte ainsi, rien que de la pluie voilant les vagues, les roches et le ciel à peine distincts sous ce déluge."
La vie d'un paysagiste, 28 septembre Maupassant, 1886

" Dire que la couleur est redevenue expressive, c'est faire son histoire. Pendant longtemps, elle ne fut qu'un complément du dessin. Raphaël, Mantegna ou Dürer, comme tous les peintres de la Renaissance, construisent par le dessin et ajoutent ensuite la couleur. Au contraire les Primitifs italiens et surtout les Orientaux avaient fait de la couleur un moyen d'expression... De Delacroix à Van Gogh et principalement à Gauguin en passant par les impressionnistes qui font du déblaiement et par Cézanne qui donne l'impulsion définitive et introduit les volumes colorés, on peut suivre cette réhabilitation du rôle de la couleur, la restitution de son pouvoir émotif." Matisse (1945)


" L'Art moderne repousse généralement la plupart des moyens de plaire mis en œuvre par les grands artistes du temps passé [...] Les peintres nouveaux procurent à leurs admirateurs des sensations artistiques uniquement dues à l'harmonie des lumières impaires [...]C'est un art plastique entièrement nouveau. Il n'en est qu'à son commencement et n'est pas aussi abstrait qu'il voudrait l'être. La plupart des nouveaux peintres font bien de la mathématique sans le ou la savoir, mais ils n'ont pas encore abandonné la nature qu'ils interrogent patiemment à cette fin qu'elle leur enseigne la route de la vie."
Les peintres cubistes, Guillaume Apollinaire 1913

" A cet égard, on comprend l'hésitation et même le recul de quelques uns devant la peinture de Nicolas de Staël d'apparence trop élémentaire pour eux. Ils lui cherchaient une profondeur, et celle-ci, il la leur présentait, comme fond les grands artistes, tout en surface, et avec ce dépouillement qui est si long à obtenir à partir d'une richesse originelle, dépouillement d'ailleurs qui n'entame en rien cette richesse. [...] Cette peinture faite à l'aide des sensations tactiles et motrices, qui emploie la truelle et le couteau plus que le pinceau, finit par caresser le cœur. C'est -comment dire ?- une sorte de rêve abstrait."
Portrait posthume de Nicolas de Staël, Jean Grenier 1955