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Architecture (Les
Signets de la BNF) (28-04-07)
Archi.fr
Objectif de ce site : réaliser un traitement coopératif des informations
sur leurs activités et leurs fonds documentaires respectifs;
mettre en oeuvre des méthodes et services interactifs pour la transmission
de savoirs issus de la pratique professionnelle, de l'enseignement ou de la recherche
; créer un site numérique partagé, ouvert au débat
d'idées et au service de la création architecturale. (14-01-07)
Archicoll.com
De nombreuses informations critiques en ligne. (13-01-07)
CiteChaillot
Cité de l'architecture et du patrimoine. Musée,
activité, expositions, portail documentaire. (14-01-07)
Europan
Urbanité
européenne et projets stratégiques. Dossiers,
vidéos, débats, actualités, concours. (13-01-07)
La
Fabrique
La FABRIQUE d'architecture,
d'urbanisme, de paysage. Base de données associative et observatoire indépendant
d'architecture, d'urbanisme et de paysage. (13-01-07)
Ressources
du Ministère de la culture - Patrimoine
L'urgence
permanente
À la dernière Biennale d'architecture de Venise, l'équipe responsable
du pavillon français a organisé une « plate-forme d'échanges » sur
la question urbaine. L'urgence permanente propose une galerie
des intervenants qui se recrutent parmi les grands noms de l'architecture
et de la recherche universitaire. On trouve également
des extraits des débats ainsi que des notices sur des villes et
pays.
Structurae
Une immense
base de données des grandes constructions et des ouvrages d’art.
Franck
Lloyd WRIGHT Dossier de l'Encyclopédie de
l'Agora. (27-08-03)
Liens
brisés
© LittératureS & CompagnieS
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De
la surface vers le 'centre vital interne' de l'œuvre d'art :
observer d'abord les détails à la superficie visible de chaque
oeuvre en particulier (...); puis grouper ces détails et
chercher à les intégrer au principe créateur qui a dû être
présent dans l'esprit de l'artiste; et finalement revenir à tous
les autres domaines d'observation pour voir si la 'forme
interne' qu'on a essayé de bâtir rend bien compte de la totalité.
Léo Spitzer, Etudes de style, Editions Gallimard, Paris,
1970, pp. 60 et 61.
Renoncer
en quelques sorte à connaître l'art de penser et d'écrire
dans ce qu'il y a de plus fin et de plus délicat : ce
serait à-peu-près renoncer à connaître les lois, les principes
du goût.
P. Fontanier, Les figures du discours, Éditions Flammarion,
Paris, 1977, p. 67.
Quand
je peins, je suis dans ce que je ne sais pas. Claude
Viallat
"L'architecture,
en prenant l'homme comme modèle, le reproduit et le projette
hors de lui-même. Cette projection n'est pas infinie
: elle a pour but de baliser l'espace dans lequel l'homme
flotterait, sinon, sans repères.". Elle a pour but
de ramener à la mesure humaine la démesure de l'univers".
Catherine Millet, "Architectures de Jean Dubuffet", in Art press,
n°45, février 1981
Lorsqu'un
artiste lutte avec la matière, toile, bois, son, mots, bien
que cette lutte produise, chemin faisant, des imitations
précieuses sur lesquelles nous pouvons réfléchir sans fin,
c'est tout de même cette lutte et cette lutte seule qu'en
dernière instance il nous dit : c'est là sa première et dernière
parole.
Roland
Barthes, "Sollers écrivain" 1978, Seuil ed.
Dans
l'appréhension que nous avons des objets, on oublie trop
souvent une détermination pourtant décisive : le niveau de
perception : en subvertissant simplement la taille des objets
présentés, on crée des objets tout nouveaux, bien que ce
soit toujours le même référent : changer de niveau de perception
c'est révéler l'inconnu.
Roland
Barthes, "Préface" à un album de photographies
de Lucien
Clergues, "Langage des sables", Agep, ed, 1980
Quels
que soient les avatars de la peinture, quels que soient le
support et le cadre, c'est toujours la même question : qu'est-ce
qui se passe là ? Toile, papier ou mur, il s'agit d'une scène
où advient quelque chose (et si, dans certaines formes d'art,
l'artiste veut délibérément qu'il ne se passe rien, c'est
encore là une aventure). Aussi faut-il prendre le tableau
(gardons ce nom commode, même s'il est ancien) pour une sorte
de théâtre à l'italienne : le rideau s'ouvre, nous regardons,
nous attendons, nous recevons, nous comprenons; et la scène
passée, le tableau disparu, nous nous souvenons : nous ne
sommes plus les mêmes qu'avant : comme dans le théâtre antique,
nous avons été initié.
Roland Barthes, l'Obvie et l'Obtus, Seuil ed, p
63, 1982
ÊTRE
MODERNE (1)
Être moderne, n'est-ce pas connaître vraiment ce qu'on
ne peut pas recommencer.
Roland Barthes, Bruissement de la Langue, p77, "De l'œuvre
au texte"
ÊTRE
MODERNE (2)
Être moderne, c'est savoir ce qui n'est plus possible.
Roland Barthes, Requichot et son corps (1973) ,
in l'Obvie et l'Obtus, Seuil ed, p 211, 1982
LA
REPRÉSENTATION
Au sens courant, qui est celui dont relève l'uvre
classique, la représentation désigne une copie, une illustration,
une figure analogique, un produit ressemblant ; mais au
sens étymologique, la re-présentation n'est que le retour de
ce qui s'est présenté ; en elle le présent dévoile son paradoxe
qui est d'avoir déjà eu lieu (
)
(Roland Barthes, Requichot et son corps (1973) , in l'Obvie
et l'Obtus, Seuil ed, p 207, 1982)
"Le
dessin et la couleur ne sont point distincts. Au fur et à mesure
que l'on peint, on dessine. Plus la couleur s'harmonise, plus
le dessin se précise. Quand la couleur est à sa
richesse, la forme est à sa plénitude."
" La lumière et l'ombre sont un rapport de couleurs. Il n'y a ni
peinture claire, ni peinture foncée, mais simplement des rapports de tons.
Quand ceux-ci sont mis avec justesse, l'harmonie s'établit toute seule."
" Faire un tableau, c'est composer. La peinture est l'art de combiner des
effets, c'est à dire d'établir des rapports entre les couleurs,
les contours et les plans." Paul Cézanne
" L'an
dernier j'ai suivi Claude Monet à la recherche d'impressions.
Ce n'était plus un peintre, en vérité,
mais un chasseur. Il allait, suivi d'enfants qui portaient
ses toiles, cinq ou six toiles représentant le même
sujet à des heures diverses et avec des effets différents.
Il les prenait et les quittait tour à tour, suivant
les changements du ciel. Et le peintre, en face du sujet, attendait,
guettait, le soleil et les ombres, cueillait en quelques coups
de pinceau le rayon qui tombe ou le nuage qui passe, et, dédaigneux
du faux et du convenu, les posait sur la toile avec rapidité.
Je l'ai vu saisir ainsi une tombée étincelante
de lumière sur la falaise blanche et la fixer à une
coulée de tons jaunes qui rendaient étrangement
surprenant l'effet de cet insaisissable et aveuglant éblouissement.
Une autre fois, il prit à pleines mains une averse abattue
sur la mer et la jeta sur sa toile. Et c'était bien
de la pluie qu'il avait peinte ainsi, rien que de la pluie
voilant les vagues, les roches et le ciel à peine distincts
sous ce déluge."
La vie d'un paysagiste, 28 septembre Maupassant,
1886
" Dire
que la couleur est redevenue expressive, c'est faire son histoire.
Pendant longtemps, elle ne fut qu'un complément du dessin.
Raphaël, Mantegna ou Dürer, comme tous les peintres
de la Renaissance, construisent par le dessin et ajoutent ensuite
la couleur. Au contraire les Primitifs italiens et surtout
les Orientaux avaient fait de la couleur un moyen d'expression...
De Delacroix à Van Gogh et principalement à Gauguin
en passant par les impressionnistes qui font du déblaiement
et par Cézanne qui donne l'impulsion définitive
et introduit les volumes colorés, on peut suivre cette
réhabilitation du rôle de la couleur, la restitution
de son pouvoir émotif." Matisse (1945)
" L'Art moderne repousse généralement la plupart des moyens
de plaire mis en œuvre par les grands artistes du temps passé [...]
Les peintres nouveaux procurent à leurs admirateurs des sensations artistiques
uniquement dues à l'harmonie des lumières impaires [...]C'est un
art plastique entièrement nouveau. Il n'en est qu'à son commencement
et n'est pas aussi abstrait qu'il voudrait l'être. La plupart des nouveaux
peintres font bien de la mathématique sans le ou la savoir, mais ils n'ont
pas encore abandonné la nature qu'ils interrogent patiemment à cette
fin qu'elle leur enseigne la route de la vie."
Les peintres cubistes, Guillaume Apollinaire 1913
" A
cet égard, on comprend l'hésitation et même
le recul de quelques uns devant la peinture de Nicolas de Staël
d'apparence trop élémentaire pour eux. Ils lui
cherchaient une profondeur, et celle-ci, il la leur présentait,
comme fond les grands artistes, tout en surface, et avec ce
dépouillement qui est si long à obtenir à partir
d'une richesse originelle, dépouillement d'ailleurs
qui n'entame en rien cette richesse. [...] Cette peinture faite à l'aide
des sensations tactiles et motrices, qui emploie la truelle
et le couteau plus que le pinceau, finit par caresser le cœur.
C'est -comment dire ?- une sorte de rêve abstrait."
Portrait posthume de Nicolas de Staël, Jean Grenier 1955 |